<![CDATA[Élections 2018]]> https://elections2018.uqam.media/ https://elections2018.uqam.media/favicon.png Élections 2018 https://elections2018.uqam.media/ Ghost 2.0 Tue, 04 Feb 2020 04:14:13 GMT 60 <![CDATA[Les Québécois et le changement immédiat]]> https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/les-quebecois-ont-parle/ 5bbcefaefddfcd7da180b70c Wed, 10 Oct 2018 20:58:57 GMT

C'est après quatre années de gouvernement libéral que les québécois ce sont exprimés à haute voix et de façon majoritaire à l'idée du départ de Philippe Couillard et l'entrée en matière d'un gouvernement caquiste et à mon avis, le processus qui a mené jusqu'au 1er octobre dernier n'a pas toujours été rose.

L'idée du changement

«Le changement» voilà ce qui a permis a Monsieur Francois Legault d'amorcer un nouveau chapitre avec son équipe de députés, en tant que parti majoritaire pour diriger le Québec de demain. Par contre, on est certainement en droit de se demander si ce n'est vraiment que le seul facteur ayant favorisé un climat plus qu'idéal pour l'élection de se parti tout juste sorti des fourneaux. Pour certains qui peuvent penser comme moi, la campagne pouvait déjà être décidée depuis bien longtemps, si on regarde bien les autres projets offerts aux québécois, soyons réalistes.

Les Québécois et le changement immédiat
Francois Legault, lors de la campagne électorale.

Après plus de dix ans d'alternance entre les libéraux et les péquistes, le rouge ou le bleu, on avait enfin un projet permettant à la classe moyenne d'en avoir plus dans ses poches, du moins sur papiers et en plus, on a le sentiment que comme c'est nouveau, ça ne peut certainement pas être pire que les années précédentes.

Ce que ce parti offrait, ce n'était pas nécessairement le meilleur plan de match pour les quatre prochaines années, mais plutôt, la meilleure façon de dire au revoir au parti libéral de manière expéditive, sachant que les deux autres coureurs que représentaient le Parti Québécois et Québec Solidaire n'avait aucunement leurs chances dans ce mandat-ci, pour le futur c'est autre chose. Plusieurs ont votés en pensant à aujourd'hui et sans penser à demain, ne l'oublions pas.

Les Québécois et le changement immédiat
Manon Massé lors d'un discours.

Parlant de ceux-ci, inutile de dire que Québec Solidaire a démontré de belles choses tout au long du parcours, avec un projet parlant à la prochaine génération, pour tous les 18 à 35 ans qui comme moi, s'inquiète plus de l'avenir de son prochain que de ce qui se trouve directement dans son portefeuille, oui ce n'est pas à négliger, mais pour avoir un portefeuille doit-il encore y avoir une Terre. Résistant aux attaques de Jean-François Lisée entre autre, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois on certainement eu fier allure, lorsqu'ils ont remportés plus de sièges qu'un des partis ayant eu tout au cours de son histoire, un nombre incalculable de fidèles.

Évidemment, peser ses mots aurait peut-être été plus juste pour l'ancien chef du Parti Québécois, qui a fini par payer le prix de ses attaques, plutôt que de récolter le fruit de son propre projet. En bref, ce qui sera retenu de ses élections c'est certainement la primeur de la nouveauté et la poussée de la nouvelle génération de citoyens qui un jour se feront entrendre, eux aussi, avec une voix encore plus forte.

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<![CDATA[Le rejet des grands partis]]> https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/le-rejet-des-grands-partis/ 5bbdfb2cfddfcd7da180b7ff Wed, 10 Oct 2018 13:31:00 GMT



Au terme de cette campagne, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a été portée au pouvoir avec l’élection de 74 députés à l’assemblée nationale. Cette victoire contraste avec les résultats subséquents qui placent le Parti Libéral du Québec (PLQ) à l’opposition officielle avec 32 députés suivi de Québec solidaire (QS) avec 10 députés.

Pour ce qui est du Parti Québécois, si l’élection de 2014 a été désastreuse, celle de 2018 fut absolument destructrice, ayant recueilli un des pires résultats de son histoire avec seulement 9 sièges.

Le Québec, pris dans une mécanique de bipartisme depuis des décennies, vient de rejeter officiellement l’emprise des partis traditionnels sur l’assemblée nationale. Bien que le PLQ, qui est un parti aussi vieux que la confédération canadienne, est en meilleure posture que les deux autres partis réunis, son résultat est le pire de son histoire quand on le compare au pourcentage du vote, soit 25%.

Le résultat par nombre d’élus peut projeter une image d’un Québec très uni avec l’élection écrasante de 74 députés caquistes, formant ainsi un gouvernement majoritaire. Lorsqu’on regarde plutôt la proportion des votes enregistrés, le résultat semble tout d’un coup beaucoup plus serré.

Le rejet des grands partis
Données: https://www.electionsquebec.qc.ca/provinciales/fr/resultats.php Graphique: Félix Lebel

Cette proportion du vote est bien différente du nombre de députés élus et est l’héritage d’une ancienne tradition britannique: le mode de scrutin uninominal à un tour. Bien que ce mode de scrutin a la fâcheuse tendance à favoriser ceux qui ont reçu le plus de vote et à nuire à ceux qui en ont reçu le moins, il permet tout de même d’obtenir une certaine stabilité politique avec la présence récurrente de gouvernements majoritaires.

Je ne crois pas que ce résultat soit le fruit d’une campagne électorale particulièrement marquante plus qu’une démonstration du ras-le-bol politique de la population qui a mené à une division du vote de la sorte. Les deux partis qui ont le plus grandi dans cette campagne sont la Coalition Avenir Québec et Québec Solidaire.

Placé bien à gauche de l’axe idéologique, QS ne pouvait clairement pas penser à former un gouvernement en 2018, surtout dans un contexte où les enjeux d’identité et d’immigration semblent diviser une bonne partie de la population. Tout de même, passer de 3 à 10 sièges, de 8% à 16% des voies, c’est annonciateur d’un vent qui vire à l’ouest. QS a mené une bonne campagne et a su faire valoir ses idées, surtout en matière d’environnement et avec un cadre financier qui aurait remis les redevances sur les ressources naturelles à un niveau «scandinave».

Le rejet des grands partis
Source: Le Devoir


Plus au centre, la CAQ a su profiter de l'essoufflement du Parti Libéral après 15 ans au pouvoir. Peu importe ce qu’aurait dit Philippe Couillard, le résultat n’aurait pu être différent et faire oublier à la population les empreintes laissées par l’austérité. La seule alternative  pas trop chamboulante était donc celle offerte par François Legault. L’aspect le plus sombre de ce nouveau gouvernement est son pauvre plan en environnement, qui favorise encore plus les industries traditionnelles du secteur primaire.

J’ai bien hâte de voir tous ces jeunes, de 16 à 18 ans, qui auront le droit de voter aux prochaines élections. Bien hâte de voir l’enjeu le plus important revenir dans la mire de nos priorités. L’enjeu qui, si il n’est pas résolu, va assombrir nos vies de telle sorte que tous les autres problèmes de la société seront secondaires: la lutte aux changements climatiques.

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<![CDATA[Le commencement d'une nouvelle ère politique]]> Lundi le premier octobre 2018, jour d’élection. L’impensable se produit, la Coalition avenir Québec met fin au règne des libéraux, Québec solidaire fait sa plus grande montée de son histoire et le Parti québécois connaît sa pire défaite depuis 1973. La démission de deux chefs s’en suit.

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/le-commencement-dune-nouvelle-ere-politique/ 5bbdf78dfddfcd7da180b7f6 Wed, 10 Oct 2018 13:14:19 GMT

Lundi le premier octobre 2018, jour d’élection. L’impensable se produit, la Coalition avenir Québec met fin au règne des libéraux, Québec solidaire fait sa plus grande montée de son histoire et le Parti québécois connaît sa pire défaite depuis 1973. La démission de deux chefs s’en suit. Le gouvernement est maintenant caquiste majoritaire. Une soirée qui marque l’histoire.

Il n’est pas caché que la population québécoise ne voulait pas voir le parti libéral gagner les élections provinciales de cette année.  Sachant que son plus grand rival était la Coalition avenir Québec, avec pour chef François Legault, les gens ont voté stratégiquement pour le parti et non pour le candidat représenté dans leur comté. Cette situation à été le cas pour plusieurs circonscriptions où la CAQ n’avait jamais été populaire et que, étonnement, c’est ce parti qui a obtenu le plus de vote.

Le commencement d'une nouvelle ère politique
Le nouveau premier ministre du Québec, François Legault du parti Coalition avenir Québec

Les citoyens ont fait un vote stratégique pour la plupart, mais je crois que personne ne pensait que la CAQ gagnerait avec autant de députés élus, soit 74, et qu’il serait majoritaire. Les électeurs ne s’attendaient pas à un si grand résultat. Le chef du parti libéral, Philippe Couillard, a été lui aussi surpris du dénouement des élections. Son parti a subi une grosse défaite avec seulement 34 députés élus. Suite à cet échec, il a même donné sa démission, une décision qui n’a pas été prise avec beaucoup de stupéfaction de la part des québécois.

Le parti Québec solidaire, avec Manon Massé,  quant à lui était très satisfait de leur dix députés élus. Il a battu un parti très réputé au Québec, qui est proche du coeur de plusieurs citoyens qui ont vu ce parti naître, monter dans la politique, révolutionner et gagner à plusieurs reprises, soit le parti québécois. Son chef,    Jean-François Lisée, a lui aussi donné sa démission du monde politique lors de son discours. Québec solidaire a su rassemblé les gens dans leurs idéologies différentes et, dans un sens ,«futuristes». Il a touché les jeunes électeurs avec des valeurs qui les rejoignent. Ce qui fut une énorme victoire pour ce petit parti.

Le commencement d'une nouvelle ère politique
Manon Massé, chef du parti Québec solidaire, bien heureuse des résultats politiques et de son cheminement

Selon moi, l’avenir politique est en évolution et il y a une nouvelle ère qui fait son entrée. Avec la population vieillissante du Québec, les partis politiques comme le PQ et le PLQ vont disparaitre au fil des années et les partis comme QS vont prendre plus d’ampleur. Les jeunes électeurs vont avoir une plus grande parole sur le gouvernement et ils vont choisir un parti qui les ressemble, et ce parti pour le moment est Québec solidaire. L’avenir de la politique pourrait également avoir pour effet que le Parti québécois s’alliance avec Québec solidaire, afin de faire un parti plus fort, avec les idées de QS et l’expérience du PQ.

L’avenir politique est prometteur, une vague de changement est à nos portes.

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<![CDATA[Élections 2018: L'arrivée des milléniaux en politique]]> Lors du 1er octobre dernier, la génération Y avait un pouvoir précieux : celui d’influencer le vote, puisqu’ils représentaient pour la première fois le tiers du poids électoral au Québec. L’arrivée des milléniaux dans le décor politique a influencé à sa manière la campagne électorale en mettant sur

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/elections-2018-larrivee-des-milleniaux-en-politique/ 5bbdecedfddfcd7da180b7e8 Wed, 10 Oct 2018 12:21:25 GMT

Lors du 1er octobre dernier, la génération Y avait un pouvoir précieux : celui d’influencer le vote, puisqu’ils représentaient pour la première fois le tiers du poids électoral au Québec. L’arrivée des milléniaux dans le décor politique a influencé à sa manière la campagne électorale en mettant sur table l’enjeu de l’environnement.

La Coalition avenir Québec est la grande gagnante de ces élections historiques avec un gouvernement majoritaire. Ce parti politique n’est pas le seul à avoir savouré la victoire. Québec solidaire a obtenu neuf sièges à l’Assemblée nationale, ce qui est un nombre record pour l’équipe de Manon Massé et de Gabriel Nadeau-Dubois.

Le mouvement solidaire prend de plus en plus d’expansion et fait gonfler son nombre d’adeptes. Plusieurs électeurs appartenant à la grande famille des milléniaux adhèrent aux valeurs du parti politique.

Personnellement, je crois que Québec solidaire a été le seul parti qui s’est vraiment adapté aux préoccupations des 18-35 ans en allouant de l’importance à l’environnement, lors de la campagne électorale.

Un enjeu oublié

Pour la génération Y, les enjeux environnementaux constituent les assises du futur. Conséquemment, l’urgence climatique est au cœur de leurs inquiétudes. Les politiciens qui prennent le choix de ne pas aborder la question font une grave erreur. Au début du marathon électoral, la majorité des formations politiques ont ignoré les mesures de développement durable de leur programme.

Dans leur discours, les partis politiques ont préféré se concentrer sur les grands thèmes comme la santé et l’éducation. Je concède que ces enjeux sont très importants, mais les problèmes environnementaux le sont sur le même pied d’égalité. Ce que je trouve malheureux, c’est que le développement durable est un enjeu de l’avenir que plusieurs chefs poussent du revers de la main. Ils priorisent plutôt tout ce qui touche le court terme, en mettant de l’avant des solutions rapides et « efficaces ».

Ce que les partis politiques ne comprennent pas, c’est que l’environnement doit être pris en charge d’une manière différente. Il faut être capable de regarder au-delà du présent pour constater les dangers qui planent sur notre planète. Lors de la campagne électorale, la CAQ et le Parti libéral ont fait la démonstration qu’ils ne possédaient pas cette vision à long terme.

Changement de cap

Pendant les discours et les sorties publiques qui se sont succédé, nous avons été témoins de l’attitude passéiste de nos politiciens. Ils auraient pu faire preuve de plus d’ambition en matière d’environnement sans mettre en péril des votes. Évidemment, Québec solidaire a été l’exception à la règle parce que le parti a toujours considéré l’urgence climatique comme étant capitale.

Rapidement, plusieurs électeurs ont souligné cette négligence en dénonçant la situation. Face à ces commentaires, certaines formations ont rectifié leur tir en cours de route pour éviter les blâmes. C’est d’ailleurs à ce stade-ci que le Parti québécois a proposé des solutions qui s’inspiraient de Québec solidaire en matière de transport en commun.

Toutefois, il faut souligner que ce n’est pas toutes les formations qui ont succombé aux revendications des milléniaux. Les caquistes et les libéraux sont toujours restés vagues dans leurs mesures, malgré les efforts déployés.

Une génération conscientisée

Lors du grand débat des chefs à Radio-Canada, la chef de Québec solidaire, Manon Massé, a souligné l’importance de l’action citoyenne pour pallier aux changements climatiques. Elle a surtout mentionné que le gouvernement doit aussi mettre la main à la pâte en instaurant des réglementations strictes pour préserver la région.

Les milléniaux sont réalistes. Ils sont conscients qu’ils peuvent contribuer à la santé de la planète par des gestes quotidiens. Toutefois, le premier ministre doit aussi s’impliquer dans ce combat pour que nous puissions rattraper notre retard collectif. La première étape est de reconnaitre la problématique en ayant conscience des conséquences prochaines sur notre avenir.

Malgré le fait que les milléniaux équivalent les baby-boomers à l’échelle des votes, ce n’est pas gagné d’avance pour les 18-35 ans. Nous savons très bien que le taux de participation chez les jeunes est en pente descendante.

Je fais partie des celles qui a encore de l’espoir puisque quand nous observons les résultats des électeurs en herbe, Québec solidaire remporte la palme à 26,16%. Je considère ce pourcentage comme une très bonne nouvelle puisque cela signifie que la jeunesse prend de plus en plus conscience de l’urgence climatique. C’est en travaillant en équipe que nous réussirons à faire une différence.

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<![CDATA[Victoire de la CAQ: plus ça change...]]> Avec les résultats qu'on connait aujourd'hui, on peut se demander si cette 42e campagne électorale provinciale était vraiment nécessaire.

D'abord, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a mené une campagne dont la médiocrité n'est égalée que par celle du Parti québécois. Sauf qu'au lieu de subir une cuisante défaite, la CAQ

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/victoire-de-la-caq-plus-ca-change/ 5bbd5078fddfcd7da180b74c Wed, 10 Oct 2018 12:00:00 GMT

Avec les résultats qu'on connait aujourd'hui, on peut se demander si cette 42e campagne électorale provinciale était vraiment nécessaire.

D'abord, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a mené une campagne dont la médiocrité n'est égalée que par celle du Parti québécois. Sauf qu'au lieu de subir une cuisante défaite, la CAQ a remporté les élections de façon convaincante - tout du moins si on se fie au nombre de sièges que le parti a obtenu plutôt qu'au pourcentage de la population qui a voté pour lui, c'est-à-dire à peine 25%. Peut-être que ça veut dire qu'il nous faudrait un nouveau mode de scrutin?

Malgré que la coalition de François Legault ait perdu près de dix points dans les sondages des intentions de vote entre le début de la campagne le 23 août dernier et les élections du 1er octobre, elle a recueilli plus de 37% des voies. Ce n'est pas loin 13% de plus que le Parti libéral du Québec (PLQ), son plus proche rival. Peut-être que ça veut dire que la pertinence des sondages est expirée?

Aussi, le programme environnemental - s'il peut être qualifié ainsi - de la CAQ omet un élément primordial: l'environnement. En investissant dans le prolongement des autoroutes, qui ne fera qu'augmenter le nombre de véhicules sur nos routes, M. Legault ne lutte pas contre les changements climatiques. En ordonnant la construction d'un troisième lien entre Québec et Lévis, qui lui aussi augmentera le flux de véhicules, M. Legault ne lutte pas contre les changements climatiques. À vrai dire, le seul parti qui présentait un programme environnemental digne de ce nom, c'était Québec solidaire. Bien que la formation de gauche ait connu le meilleur résultat de son histoire aux dernières élections, QS ne sera même pas reconnu comme parti officiel au Salon bleu. Peut-être que ça veut dire que l'électorat québécois remet l'environnement au second plan?

Un autre argument phare de la CAQ lors de la campagne électorale était le changement que le parti apportera dans le paysage politique québécois. Avec une majorité de députés ayant affiché les couleurs du Parti libéral dans une autre vie - et vice versa -, on se demande ce que François Legault entend par « changement ». Cette connivence entre la CAQ et le PLQ était d'autant plus visible lors des débats télévisés, alors que MM. Legault et Couillard ont admis à plusieurs reprises partager une même opinion sur de multiples enjeux. Peut-être que les électeurs de la CAQ ont tenté de camoufler leur souhait de stabilité sous un espoir de changement?

Un peu plus d'une semaine après leur élection à la tête du gouvernement du Québec, François Legault et ses députés méritent tout de même une chance de montrer qu'ils sont dignes du vote du quart des Québécoises et Québécois qui les ont élus. Après tout, il est vrai que la CAQ a fait de la réforme du mode de scrutin une de ses promesses électorales. De plus, ils ont floué les analystes et les sondages avec leur victoire historique. Cependant, l'environnement n'est pas un enjeu qui peut être remis à plus tard. Il va falloir du vrai changement pour les contrer, ces changements.

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<![CDATA[Une gauche maladroite]]> Sans aucun doute, c’est une soirée électorale aux allures fantasmatiques qui a ébloui le Québec et tous ses amateurs de politiques le 1er octobre dernier. La Coalition avenir Québec (CAQ) qui obtient plus de trois fois plus de sièges qu’aux dernières élections question de teinter bleu foncé majoritairement

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/untitled-15/ 5bbd88a3fddfcd7da180b7c2 Wed, 10 Oct 2018 07:49:07 GMT

Sans aucun doute, c’est une soirée électorale aux allures fantasmatiques qui a ébloui le Québec et tous ses amateurs de politiques le 1er octobre dernier. La Coalition avenir Québec (CAQ) qui obtient plus de trois fois plus de sièges qu’aux dernières élections question de teinter bleu foncé majoritairement notre nouvelle assemblée nationale. Le Parti libéral du Québec (PLQ) qui obtient le plus bas pourcentage de votes de son histoire. Assez polarisant sachant que le parti qui tire ses racines de la rébellion des patriotes milite depuis 1867. Québec solidaire (QS) et son opération séduction auprès de la jeunesse québécoise marquent également un chapitre historique alors que le parti double pratiquement le nombre de voix obtenues précédemment, parvenant à élire dix députés. Bref, les records s’enfilaient, les émotions se mouvementaient, les réactions se partageaient assez surprenant pour une course qui s’est jouée en moins de 30 minutes… Mais le clou du spectacle, cette gauche maladroite, cette 4e position du Parti québécois, ce résultat inimaginable, sérieusement.  

Dur de passer sous silence la cuisante défaite qu’a subie le parti fondé en 1968 par René Lévesque, un parti qui depuis toujours se veut être la référence idéologique en matière de souveraineté au Québec. Mais depuis hier, il est légitime d’en douter. Puisque tous tentent d’expliquer ou de comprendre les alarmants résultats, plusieurs hypothèses ont déjà été émises quant à la nature de cet échec, à voire même si la gauche n’aurait pas nui à la gauche en divisant les votes. Une théorie qui se veut explicable, personnellement, c’est en essayant de mettre le doigt sur le bobo que j’ai finalement pointé du doigt; Québec solidaire.

Malgré l’échec du bleu foncé, c’est un orange plus en santé que jamais qui voit le jour. La situation se résume donc simplement par la populaire maxime ; le bonheur des uns fait le malheur des autres.

Tout au long de la campagne, j’ai eu l’impression que le Parti québécois était constamment en retard face à QS. Que Québec solidaire incarnait parfaitement le joueur d’échecs toujours deux coups à l’avance tandis que le PQ avait l’air d’un étudiant démotivé qui lève les yeux en plein examen pour copier son voisin.

Je m’explique.

Premièrement, le Parti Québécois ne peut pas se lancer en campagne et écarter le projet de souveraineté de sa plateforme. On parle ici de leur vocation principale même natale. Rien de pire pour embrouiller un électorat déjà démotivé par la politique que de déjouer sa propre finalité. Et ce, surtout pour un parti qui regroupe une grande masse de partisans vieillissants et fidèle à l’origine du parti. Du moins, c’est ce que j’ai remarquer en faisant le tour de petites réunions péquiste dans Montarville. Alors que de leur côté, QS est demeuré extrêmement clair quant à leur position par rapport à l’indépendance. Même chose pour l’environnement, bien que la troupe à Lisée ait essayé d’en faire son cheval de bataille, le vote des environnementalistes était déjà gagné par QS qui depuis leur création reste fidèle en leur position.  

Alors s’il vous plait monsieur/madame le/la prochain/e chef du Parti québécois, cesser de tirer dans tous les sens, rester fidèle à vous-même et rappelez-vous que Rome ne s’est pas faite en un jour, quoique la CAQ soit majoritaire qu’après six ans.

 

Une gauche maladroite
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<![CDATA[Élections provinciales: Rétrospective d'une jeune journaliste]]> https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/elections-2018-au-dela-des-celebrations-des-partis/ 5ba9a20efddfcd7da180b26c Wed, 10 Oct 2018 06:42:38 GMT Élections provinciales: Rétrospective d'une jeune journalisteÉlections provinciales: Rétrospective d'une jeune journaliste

Pour la première fois, durant la campagne électorale provinciale 2018, j’ai eu la chance de réellement plonger dans l’univers médiatique en période électorale. J’ai constaté assez rapidement que l’information en période électorale n’arrête jamais, elle est massivement partagée à toutes heures de la journée. La politique ne prend pas de pause en période électorale et les médias non plus. Il peut donc être difficile de se retrouver dans la mer d’information qui est partagée chaque jour. En tant que journaliste en devenir, je me retrouvais parfois perdue au travers de toutes les nouvelles sur les élections. Alors, je me doute que pour les citoyens n’ayant pas une vocation obligeant de rester informer, les élections peuvent facilement devenir une énorme montagne d’incompréhension.

Ce qui m’a le plus surpris tout au long de la campagne, est l’accessibilité aux candidats et leur grande volonté à donner des entrevues. Leur ouverture à passer des entrevues m’a ravie et a déconstruit mon préjugé selon lequel les candidats politiques sont difficiles d’approche et inaccessibles.

Malgré leur générosité en temps et en contenu, j’ai remarqué que les candidats accordent souvent des entrevues dans le but de convaincre le journaliste plutôt que dans l’optique de transmettre de l’information pertinente. Même s’il est facile de croire le candidat sur parole tout au long d’une entrevue, je pense qu’il faut aller dans le sens opposé et tout remettre en question. Ainsi, j’ai pu constater l’utilité d’arriver préparé à une entrevue avec le maximum d’information. Une bonne connaissance du candidat, de sa circonscription, mais aussi des élections et de la situation politique en général permet de distinguer le vrai du faux ou d’apporter des nuances au discours du candidat. Une bonne préparation permet également de poser des questions poignantes, ce qui n’est pas possibles avec de simples connaissances de surface.

Ayant été particulièrement interpellée par des enjeux peu abordés dans les médias traditionnels tel que l’abstentionnisme et l’anticapitalisme, j’ai remarqué que certains citoyens voient leurs idées très peu représentées durant la campagne électorale ainsi que dans les médias. Je pense que les médias, surtout les grands médias, devraient porter une plus grande attention pour essayer de partager des opinions plus variées que celles des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale et même les idées qui ne sont pas portées par des partis politiques existants.

La couverture des élections en tant qu'apprenti journaliste a été fort enrichissante. Je dois avouer que ma perspective des médias en période électorale a grandement changée. J'ai maintenant beaucoup plus de respect pour les journalistes politiques et leur grand travail de vulgarisation.

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<![CDATA[Un vent de changement souffle sur le Québec]]> https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/un-vent-de-changement-souffle-sur-le-quebec/ 5bbd8a1ffddfcd7da180b7c6 Wed, 10 Oct 2018 06:28:12 GMT Un vent de changement souffle sur le QuébecUn vent de changement souffle sur le Québec

Le rêve de changement du Québec s'est fait ressentir lors des élections historiques du 1er octobre 2018.

Le 1er octobre dernier la Coalition Avenir Québec (CAQ) a été élue comme gouvernement majoritaire avec 74 sièges à l'assemblée nationale. Cette victoire vient mettre fin à plus de quarante années de règne libéral et péquiste au sein du gouvernement provincial.

Cette campagne électorale aura, selon moi, un grand impact sur l'avenir du Québec. En effet, la population a signifié son désir de changement de plusieurs façons. Parmi ces façons, on retrouve l'élection d'un nouveau parti qui n'a jamais été pouvoir par le passé. Certains diront que c'est parce que le peuple ne voulait plus du Parti Libéral au pouvoir. Cependant, en analysant la campagne de François Legault qui misait sur le changement qu'un parti n'ayant jamais été au pouvoir pouvait apporté, je crois que c'est d'avantage cette approche qui a permis à la CAQ d'obtenir cette victoire.

Le nombre record de candidats de Québec Solidaire (QS) qui ont été élus, soit 10, indique lui aussi le vent de changement qui souffle sur le Québec. En effet, la hausse en popularité de ce parti aux idées plus socialistes prouve un certain désir de changement dans la politique québécoise. Il est à rappeler que le Québec est une société basée sur le capitalisme. De plus, le résultat des simulations de vote dans les écoles prononçait un gouvernement QS minoritaire. Ces électeurs de demain auront dans les prochaines années un poids important dans la société ainsi qu'une influence énorme sur les prochaines élections. Il est possible de dire que, si la tendance se maintient, le nombre de députés QS continuera d'augmenter.

Il est important de souligner la défaite historique du Parti Québécois (PQ). Cette baisse de popularité énorme de ce parti indique cependant que le Québec n'a pas l'intention de tout changer. Je pense qu'une corrélation peut donc être faite avec le désintérêt de la population envers la souveraineté de la province. Il va s'en dire que certaines erreurs ont été commises par le chef du PQ pendant la campagne, mais le message était prononcé d'avance lorsqu'on regardait les sondages qui sortaient sur une bonne fréquence.

Je crois qu'il est important de remarquer le nombre impressionnants de partis enregistrés auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEC). Lors de ces élections, on en comptait une vingtaine, soit un record. La création de tous ces partis permet de voir le désir de changement puisqu'elle est mené par le désir d'apporter de nouvelles idées au gouvernement.

Seules les prochaines années sauront nous dire si le peuple québécois a soufflé du bon côté. Entre temps le Premier Ministre Legault a déjà fait part des premiers dossiers auxquels il souhaite que son gouvernement travail.

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<![CDATA[Élections 2018 : la planète mise aux oubliettes]]>

Une trentaine de minutes après la fermeture des bureaux de vote, lundi le 1er octobre dernier, Radio-Canada annonçait déjà un gouvernement majoritaire de la Coalition avenir Québec. Notre province venait d’élire un gouvernement qui, pendant 39 jours, avait à peine effleuré les sujets environnementaux. L’avenir de la planète

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/elections-2018-la-planete-mise-aux-oubliettes/ 5bbd969efddfcd7da180b7ca Wed, 10 Oct 2018 06:19:17 GMT Élections 2018 : la planète mise aux oubliettesÉlections 2018 : la planète mise aux oubliettes

Une trentaine de minutes après la fermeture des bureaux de vote, lundi le 1er octobre dernier, Radio-Canada annonçait déjà un gouvernement majoritaire de la Coalition avenir Québec. Notre province venait d’élire un gouvernement qui, pendant 39 jours, avait à peine effleuré les sujets environnementaux. L’avenir de la planète aurait pourtant dû être le cheval de bataille de tous les partis durant la campagne.

Encore aujourd’hui, des dizaines d’articles étaient publiés quant à l’importance d’agir rapidement sur la question environnementale. Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a donné un gros choc : il faut impérativement freiner le réchauffement de la planète à 1,5°.

Malgré l’urgence environnementale qui nous guette, les engagements qui ont été proposés par le nouveau gouvernement en place ne sont pas suffisants. Pour ne nommer que cela, la CAQ n’a pas voulu promettre de protéger au moins 17 % des aires terrestres et 10 % des aires marines.

La CAQ propose notamment «un effort concret pour les sciences de l’environnement, les technologies vertes, l’efficacité énergétique et les sources d’énergie alternatives (…)» sur son site Internet.

Ce n’est pas avec des engagements si peu précis que nous aurons une meilleure qualité de vie pour les générations à venir. Lors d’un de mes soupers post-élection, deux baby-boomers se sont défendus du peu de mesures proposées par la CAQ en disant que c’était au citoyen de faire leur part des choses chez eux pour sauver l’environnement.

Rappelons rapidement que oui, les petits gestes de tout un chacun sont de bons départs pour la planète, mais que les grosses entreprises et les industries du pétrole ont un impact complètement disproportionné. Ce sont les changements majeurs des gouvernements qui, finalement, font vraiment la différence.

Un vague bleu a soufflé sur le Québec lundi dernier, alors que j’aspirais à un Québec plus vert.

L’élection de 10 membres de Québec solidaire, qui est le seul parti à avoir traité les enjeux climatiques à la hauteur de leur importance, donne au moins espoir que ce sujet primordial ne sera pas mis aux oubliettes à l’Assemblée nationale.

Élections 2018 : la planète mise aux oubliettes

En manière de transport en commun, les politiciens ont oublié de mentionner les personnes à mobilité réduite qui doivent utiliser les services. Les partis politiques ont aussi fait très peu de propositions intéressantes aux universitaires, sauf pour ce qui est de Québec solidaire et son éducation gratuite jusqu’au doctorat. L’éducation a cependant été un dossier important, mais il est malheureusement resté au niveau de la fameuse maternelle 4 ans.

Quant à la souveraineté, le sujet a complètement été écarté de la campagne, un élément qui en a déçu plus d’un. Est-ce que cela démontre que l’espoir souverainiste est éteint ? Loin de là, le pourcentage du vote pour le Parti québécois et Québec solidaire démontre que l’intérêt pour la question de l’indépendance est encore sur plusieurs lèvres. À la prochaine fois, comme il disait !

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<![CDATA[L'art de plaire]]> Bien que le triomphe de la CAQ à l’issu de la campagne électorale soit indiscutable, il n’en reste pas moins que la gouvernance qui s’amorce semble imprévisible même pour les adeptes de la politique. On peut blâmer à cet effet l’errance de François Legault dans ses

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/lart-de-plaire/ 5bbd8782fddfcd7da180b7b2 Wed, 10 Oct 2018 05:04:05 GMT

Bien que le triomphe de la CAQ à l’issu de la campagne électorale soit indiscutable, il n’en reste pas moins que la gouvernance qui s’amorce semble imprévisible même pour les adeptes de la politique. On peut blâmer à cet effet l’errance de François Legault dans ses promesses, l’absence d’un cadre budgétaire solide pour justifier ses investissements, mais surtout l’art subtil de son parti à incarner l’idéal flou et pourtant si alléchant du changement.

Que ce soit en promettant par des mesures discutables de désengorger les routes de la région métropolitaine ou en promettant à l’échelle du Québec d’offrir une pré maternelle dont l’implantation tient toujours du fantasme, l’équipe de François Legault a toujours su garder cette fraîcheur, voire ce sérieux, qui leur ont assuré une majorité claire à l’Assemblée Nationale.

Tout dans la campagne de la Coalition Avenir Québec laisse entendre que le changement passe avant tout par le passage à une autre alternative que le bipartisme que l’on connait, quitte à ce que les quatre prochaines années soient fades en projets.

Car c’est bien de projets sérieux et rassembleurs pour la société québécoise dont a manqué la CAQ lors de cette campagne. C’est cette absence d’idée phare pour le Québec, dont on pourrait aussi taxer les partis libéral et québécois, les projets de Québec Solidaire relevant plutôt de la lubie socialiste pour une trop grande frange de la population, qui a refroidi l’électorat.

Ceux qui ont voté l’ont probablement fait par dépit, dans l’espoir que le changement de parti force un brassage des cartes, un renouveau dans la culture politique.

À ce titre, on peut saluer la promesse de changer le mode de scrutin de la CAQ, que le système uninominal à un tour a si bien servi, ainsi que l’annonce récente de Simon Jolin-Barrette de démocratiser la nomination de personnes à des postes clés de l’administration de la province. Reste que cet élan démocratique est insuffisant pour attiser les passions de l’électorat dont une proportion de 30% s’est détournée des bureaux de votes le 1er octobre.

Où sont donc passées les propositions inspirantes, les projets de lois rassembleurs ? Les partis politiques, par électoralisme, craignent de perdre des grappes du vote ou d’apeurer l’électorat en faisant preuve d’ambition.

Plus de nationalisation des ressources naturelles, de Caisse de dépôts et placement, pas de fonds de solidarité ou d’assurance pour les Québécois. La gouvernance répétée de la dernière décennie a été pauvre en projets. Les partis sont passés maîtres dans l’art de plaire plutôt que dans l’art de faire, et c’est peut-être là la source de la défection des citoyens au jour du scrutin.

La CAQ a su habilement recueillir les votes des indécis et a profité du ras-le-bol général envers le bipartisme pour se hisser jusqu’au gouvernement, sans ligne claire, sans propositions emballantes.

Même si les citoyens ont élu la CAQ par dépit, espérons seulement qu’elle ne gouvernera pas, sans substance et sans projet, elle aussi par dépit.  

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<![CDATA[Un Québec sous le signe du changement]]> Même si les résultats obtenus lors des élections du 1eroctobre dernier n’ont pas nécessairement fait l’unanimité, le message des Québécois reste clair et précis: il nous faut du changement.

Et du changement, il y en aura.

Le plus flagrant, c’est bien sûr le changement de

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/un-quebec-sous-le-signe-du-changement/ 5bbd8121fddfcd7da180b7ae Wed, 10 Oct 2018 05:01:41 GMT

Même si les résultats obtenus lors des élections du 1eroctobre dernier n’ont pas nécessairement fait l’unanimité, le message des Québécois reste clair et précis: il nous faut du changement.

Et du changement, il y en aura.

Le plus flagrant, c’est bien sûr le changement de gouvernement. Avec 74 députés élus, la Coalition Avenir Québec devient le premier gouvernement élu depuis près de 50 ans qui n’est pas issu de l’alternance libérale-péquiste. Saturés du Parti libéral du Québec, j’ai l’impression que plusieurs ont préféré donner leur vote au parti de François Legault, simplement pour ne pas l’offrir à ceux qui règnent à tour de rôle sur le Québec depuis si longtemps.

Et Québec Solidaire dans tout ça? Peut-être que les électeurs croyaient que ce parti n’était pas encore prêt pour un aussi gros mandat? Et pourtant, le parti fièrement représenté par Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois a désormais un député de plus que le Parti québécois, en plus d'avoir réussi à ouvrir une grande discussion dans notre société. Parions qu'ils profiteront au maximum des sièges qu'ils ont gagnés pour continuer leur mission, et qu'ils reviendront en force lors des prochaines élections provinciales.

Je ne peux pas passer sous silence les pauvres résultats obtenus par le Parti québécois, qui en 2012 avait réussi à faire élire la première femme occupant le poste de premier ministre du Québec. Il s’agit d’une grande déception pour Jean-François Lisée, alors que les électeurs ont finalement voté «oui» au référendum les séparant de son parti. Après la démission presque évidente de son chef, quelles mesures le parti devra-t-il prendre afin de renaître de ses cendres? C’est à voir…

C’est également un vent de féminisme qui a soufflé sur les élections cette année, puisque les Québécois ont élu 52 femmes, ce qui représente 41,6% des députés élus. Le gouvernement précédent était composé à 29% de femmes. Un beau progrès me direz-vous, et je suis d’accord, mais sachez qu’il y a encore place à l’amélioration. Avec ces résultats, nous traversons de justesse la zone paritaire située à 40%. Un peu moins fiers, non?

Au final, ce qui représente le changement le plus important selon moi, c’est que sur les 125 députés élus, 67 d’entre eux n’ont jamais siégé à l’Assemblée nationale. Certains diront que leur cruel manque d’expérience finira par leur nuire, mais je pense plutôt qu’il s’agira d’un atout bien précieux.

J'ose croire que ces nouveaux venus seront affamés, alors qu’ils auront tant de choses à dire et sur quoi débattre.

J’ose penser qu’ils apporteront également un regard neuf sur les enjeux de notre société, alors que les discours étaient les mêmes depuis tant d’années.

J’ose espérer qu’ils seront à la hauteur des votes que les Québécois leur ont donnés.

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<![CDATA[Élections 2018 : impopulaires et fades]]> https://elections2018.uqam.media/2018/10/10/elections-2018-impopulaire-et-fade/ 5bbd7302fddfcd7da180b7a1 Wed, 10 Oct 2018 04:02:00 GMT

François-Alexis Favreau

On distingue une élection banale d'une élection remarquable en regardant sa popularité auprès des électeurs. En tenant compte du taux de participation, il me vient à l'esprit que la campagne électorale a manqué de mordant. Au lendemain des élections, peut-on dire que l'exercice de la démocratie a répondu fidèlement à la population québécoise? Pas cette année.

Peu de temps avant que la Coalition avenir Québec ne prenne le pouvoir le 1er octobre, j'ai pris la liberté de me promener d'un rassemblement à l'autre durant la soirée électorale. Visite chez les libéraux, excursion dans la soirée des Québec Solidaires, puis dans un regroupement citoyens, une soirée mouvementée pour tout dire.  

Ce qui m'a le plus étonné, c'est que même au cœur des rassemblements, je n'ai pas perçu les discutions animées auxquelles je m'attendais. De toute évidence, la surprise d'un gouvernement majoritaire à fait tiédir les foules. Même les analystes politique les plus chevronnés n'avaient pas prévu le phénomène. Les électeurs présents lors des rassemblement sont restés bouche bée devant le raz-de-marée de la CAQ.

Il est là le tabou de la victoire en politique. Toute la population vote pour un projet de société, mais chaque électeur vote pour soi, de son côté et selon ses intérêts. L'aspect individuel et personnel du vote m'a fait un drôle d'effet. Comment ce fait-il que le parti actuellement au pouvoir soit resté si subtil dans l'opinion publique avant le vote. Je crois que c'est le résultat flagrant du malaise de la population en matière de politique.

Élections 2018 : impopulaires et fades
Pancarte du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) crédit: topolocal.ca

Force est de constater que les électeurs en ont marre du modèle de scrutin, la preuve est qu'il y a de moins en moins de personne qui votent depuis les trois dernières élections. Il me semble que tous les politiciens dignes de défendre le concept de démocratie devront réaliser l'alerte que la population envoie dans son abstention, dans son mutisme.

Le spectacle électoral coûte cher aux québécois, mais ceux qui paient le plus sont les laissés-pour-compte. Malgré les campagnes éloquentes de Élections Québec, malgré les débats et et malgré les vingt-deux partis politiques autorisés, j'arrive à peine à croire qu'un individu ne puisse pas trouver au moins une voix qui l’interpelle dans le spectre politique.

L'absurdité derrière le faible taux de participation m'échappe et m'exaspère. Selon moi, la démocratie a connu de bien meilleurs jours. Il faudra en faire plus pour regrouper les indécis et pour mieux informer les oubliés du système. Et il faudra s'en parler bien plus souvent qu'à chaque quatre ans pour réveiller la politique québécoise de sa torpeur.  

Qui a dit que de consulter la population plus souvent coûterait trop cher? Je vous le demande. En 2018, peut-on rêver d'une plate forme numérique reconnu par le gouvernement pour donner plus facilement son opinion? Si le public avait l'occasion de se prononcer plus souvent sur une variété d'enjeux, j'ai la certitude que l'exercice démocratique serait plus naturel et mieux ancré dans nos habitudes.

L'idéal serait un système hybride mettant de l'avant un mode de scrutin bonifié et une communication plus fréquente entre le public et le gouvernement. De cette façon, l'exercice démocratique en soi serait plus juste et plus populaire. Peut-on rêver d'un gouvernement assez confiant pour réformer la méthode de scrutin? Je doute qu'un gouvernement majoritaire puisse s'y intéresser.

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<![CDATA[Ode au changement]]> Le Québec criait au changement.

Le Québec a fait un choix.

Le Québec a finalement voté pour « le changement ».

Le fameux changement signé la Coalition Avenir Québec. Pourtant, le résultat des élections ne change pas grand-chose pour le futur du Québec à mon avis. C’est du pareil au même.

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/09/ode-au-changement/ 5bbd6adbfddfcd7da180b796 Wed, 10 Oct 2018 03:21:21 GMT

Le Québec criait au changement.

Le Québec a fait un choix.

Le Québec a finalement voté pour « le changement ».

Le fameux changement signé la Coalition Avenir Québec. Pourtant, le résultat des élections ne change pas grand-chose pour le futur du Québec à mon avis. C’est du pareil au même. C’est quand même la droite qui s’en sort. La droite chez qui on a les mêmes priorités, en fait la même priorité : l’argent. Que ce soit en santé, en éducation, en transport, l’argent est resté le protagoniste de cette élections provinciale.

Le déjà-vu « déguisé » en changement, c’est du pareil au même, non ?

Mais, les gens veulent du changement...

On réinvente le pâté-chinois en le présentant un peu plus « tendance », un peu plus « nouveau », mais on te le sert dans une assiette bleue plutôt que rouge. Entre vous et moi, c’est pas mal la même chose. C’est seulement présenté différemment.  

Le même steak haché.

Le même blé d’inde.

Les mêmes patates.

La même chose.

Il est où le changement alors ?

Bien que le rouge soit out au Québec, la planète, elle, reste dans le rouge.

Bon…

Sortez vos violons et vos mouchoirs, parce que je vais être la personne de plus qui va encore parler de la fragilité de notre planète. Je crois que la priorité de la prochaine décennie, c’est l’environnement. On prend trop tout pour acquis. L’humain prend pour acquis ce que la nature lui donne. On a massacré la couche d’ozone. On l’a aidé un peu, on l’a repatché, mais encore…

On a changé le mal de place.

Collectivement, on ne fait pas grand-chose pour réduire notre émission de gaz à effet de serre. On consomme, on « reconsomme » et « déconsomme » parce qu’on se tanne. On achète pis on jette. Plastique, pétrole, encore du pareil au même. À notre défense, on fait quand même des efforts : sacs de coton qui substituent ceux en plastique, végétarisme, végétalisme, brosses à dent en bambou, pailles en métal, en verre ou même en fibre végétale, nomme-les tous. On fait des efforts et on trouve tous chaussure à notre pied pour aider l’environnement à notre façon. Mais reste que l’humain a rendu la planète fragile et il faudrait bientôt faire quelque chose. La Terre se réchauffe et va bientôt se fâcher si on ne réagit pas éventuellement.

Ce n’est pas un mythe tout ça.

Je vulgarise seulement les résultats plus qu’alarmant du rapport de 728 pages que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le GIEC, a diffusé tout récemment. Selon les 91 auteurs et les 6000 sources citées dans ce rapport, il faudrait agir en fonction limiter le réchauffement climatique de 1,5 o C pour éviter le pire. Mais, c’est bien beau tout ça, on regarde ça et on se dit que c’est faisable. Mais non, la barre du +1,5 °C pourrait être franchie dès 2030.

15 ans. Voire même seulement 10 ans. C’est tout ce qui nous reste pour agir.

Le Québec a fait un choix.

Le Québec a voté pour le changement.

Le fameux changement signé la Coalition Avenir Québec.

Le vrai changement aurait été de faire la promotion de nouvelles idées. De réinventer un peu la politique en promouvant des idées plus actuelles. Par chance, Québec Solidaire l’a fait et a eu l'effet d'un baume sur le mal du siècle. C’est rassurant que l’environnement est au cœur des priorités de certains.

C’est naïf de penser que l’environnement passe exclusivement par le gouvernement. Oui c’est vrai, mais c’est tout aussi naïf de penser le contraire. Il est évident qu’il faut faire des efforts individuels et collectifs, mais encore faut-il que les dirigeants prennent en considération les signaux que la terre envoie et qu’ils axent plus leur politique sur les enjeux prioritaires.

Le Québec a fait un choix.

Est-ce le bon ?

Pour bien citer notre premier ministre, « on verra » !

Ode au changement
Caricature de l'artiste Pascal présenté dans Le Devoir le 9 octobre dernier. 
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<![CDATA[Élections 2018; un verre d'eau à moitié vide]]> Au lendemain des élections, désormais dirigé par un gouvernement caquiste majoritaire, le Québec à fait entendre sans aucun filtre sa déception. Que ce soit sur Instagram, Facebook ou Snapchat j’ai pu lire des dizaines de publications dépréciatives accrochant des centaines de likes. Loin d’être en opposition avec les

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https://elections2018.uqam.media/2018/10/09/un-verre-deau-a-moitie-vide/ 5bbd62e8fddfcd7da180b77d Wed, 10 Oct 2018 02:43:25 GMT

Au lendemain des élections, désormais dirigé par un gouvernement caquiste majoritaire, le Québec à fait entendre sans aucun filtre sa déception. Que ce soit sur Instagram, Facebook ou Snapchat j’ai pu lire des dizaines de publications dépréciatives accrochant des centaines de likes. Loin d’être en opposition avec les points évoqués, je me suis simplement dit : Mais pourquoi ne pas apprécier les petites victoires ? Pourquoi toujours en vouloir plus, comme si on allait changer le monde en une élection.

Notre province à perpétrer le souhait général, c’est-à-dire retirer le pouvoir des mains du parti Libéral. Et même si trente-deux candidats du PLQ ont remporté la victoire, notre « populaire » Couillard c’est retiré du décor.

Les jeunes se sont fait entendre, pour la première fois ils représentaient le tiers de l’électorat. Et c’est peut-être grâce à eux que Québec solidaire a décroché dix sièges, soit trois fois plus qu’à la dernière élection. Ça c’est une petite victoire, une victoire que l’on devrait célébrer. Tout au long de la campagne j’ai vu dérouler dans mon actualité Facebook des vidéos et des messages encourageants envers l’orange, mais une fois les élections levées ; nada ! Pourquoi ne pas être fier d’avoir triplé l’influence, d’avoir officialiser ce parti ; parti qui représente les valeurs de la jeune génération. Rome ne s’est pas bâtit en un jour, un Québec parfait non plus.

On devrait laisser place à l’optimisme plutôt que se morfondre sur le sort du Québec. Certes le gouvernement caquiste a émis des promesses électorales douteuses comme la baisse du taux d’immigration de 52 000 à 40 000 immigrants, mais il ne faut pas oublier que d’autres mesures font davantage de sens. Par exemple, augmenter le nombre d'inscriptions à la prématernelle soulagerait près de 22 000 places en garderie, investir dans les soins à domicile, financer le premier traitement de fécondation in vitro et bâtir une voie réservée au covoiturage et aux autobus.

Ce qu’on peut lire et entendre sur les élections me fait croire que la population voudrait tout changer en une soirée, mais il ne faut pas oublier que c’est nous, nous la province québécoise qui avons élu ce gouvernement. Le vote a été démocratique et non unanime, ça on l’a compris. Mais ce qu’il faut ce n’est pas de se plaindre pendant les quatre prochaines années, mais d’apprécier les petits exploits, de se faire entendre sur les enjeux qui nous tiennent à cœur et d’agir lors de la prochaine délégation de mandat.

À présent que nous avons tous vidé notre sac,

Faisons face à ce fardeau collectif,

Ensemble, maintenant.

Élections 2018; un verre d'eau à moitié vide
Élections 2018; un verre d'eau à moitié vide
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<![CDATA[Un résultat populaire ?]]> https://elections2018.uqam.media/2018/10/09/un-resultat-populaire/ 5bbd63f8fddfcd7da180b780 Wed, 10 Oct 2018 02:39:33 GMT

Lundi dernier avait lieu la 42e élection générale de l’histoire du Québec. La Coalition Avenir Québec (CAQ) a ravagé les régions du Québec récoltant 74 sièges à l’Assemblée nationale. Un résultat qui a chassé le Parti libéral du Québec (PLQ) et qui a amorcé la descente aux enfers du Parti Québécois (PQ).

Néanmoins, ce résultat n’est pas populaire. Selon le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), le taux de participation des électeurs est de 66,45 %, un des plus bas taux jamais enregistrés. Seulement 37 % des votes vont à la CAQ, mais 74 députés caquistes seront assermentés. Je crois qu’il est temps de changer le mode de scrutin. C'est également une promesse de François Legault.

« L’équipe du changement »

Les Québécois voulaient du changement. Pour la première fois depuis 1966, c’est un autre parti que le PLQ ou le PQ qui sera à la tête du gouvernement québécois. Or, peut-on effectivement dire « les Québécois »  ? Non, car 62,58 % des électeurs ont voté pour un autre parti que la CAQ. De plus, il ne fait aucun doute pour moi qu’élire la CAQ au lieu du PLQ, c’est comme échangé quatre trente sous pour une piasse. Ce n’est pas ce que j’appelle « voter pour le changement ».

François Legault n’a accordé aucune ou peu d’importance à l’environnement. Cet enjeu qui prend de plus en plus de place. Je ne suis pas convaincu que la CAQ ait la solution afin de remédier à la crise environnementale qui s’installe tranquillement.

Une percée historique

Québec solidaire (QS) a réalisé un exploit lundi dernier. Le parti de gauche est sorti de l’île de Montréal afin de couvrir un plus grand territoire. Avec deux circonscriptions à Québec (Taschereau et Jean-Lesage), le parti ajoute un député à Sherbrooke et en en région dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue. Propulsé par les co-chefs Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, Québec solidaire est passé de trois sièges à l’Assemblée nationale à dix, dont six sur l’île de Montréal.

Des chutes prévisibles

Les partisans caquistes étaient festifs. On ne peut en dire autant des libéraux et des péquistes. Les deux partis ont vécu la pire défaite de leur histoire. J’ai été surpris de voir la CAQ avec une majorité puisque les intentions de vote entre le PLQ et la CAQ étaient très serrées. Du côté du PQ, la défaite est due en grande partie à l’éclosion de la CAQ. Toutefois, je crois que c’est l’aspect de « vieux partis » qui a poussé le PLQ et le PQ dans une chute catastrophique.

Je crois qu’il ne fait aucun doute que les libéraux rebondiront lors des prochaines élections en 2022. Au Québec, et particulièrement sur l’île de Montréal, le vote libéral a toujours été très fort. Pour ce qui est du PQ, il faudra que le prochain chef du Parti québécois trouve une solution afin de freiner cette descente aux enfers, sans quoi, je crois que c’est le début de la fin pour le PQ.

Un résultat populaire ?
La vague caquiste qui a frappé le Québec le soir du 1er octobre.
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