Claude André, le résilient

Rosemont-La Petite-Patrie oct. 16, 2019
Par Gabriel Bernier

Le candidat du Bloc québécois Claude André tente à nouveau de se faire élire dans la circonscription de Rosemont–La Petite-Patrie, lui qui avait fini derrière son rival néo-démocrate, Alexandre Boulerice, en 2015. Portrait Instagram en neuf temps.


« En toute humilité,
quand les chiffres bougent,
tu deviens une cible.
Paradoxalement, c’est
une bonne nouvelle. »
— Claude André, candidat du Bloc québécois
dans Rosemont–La Petite-Patrie, à propos
de la montée dans les intentions
de vote de son parti
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Au fil de l’entrevue, le professeur de sciences politiques n’est jamais très loin. En fait, il incarne le candidat et ses discours, truffés de références historiques. « En 2011, il y a eu la vague orange, rappelle M. André. L’ancienne configuration souverainiste-fédéraliste a été surdéterminée par une ancienne question : celle de la droite et de la gauche. Plusieurs souverainistes, se disant que la souveraineté n’était pas à l’ordre du jour, ont jeté leur dévolu sur un autre projet social-démocrate », soit le Nouveau Parti démocratique. Or, en 2019, avec la stagnation du NPD, le « rêve social-démocrate qui émergeait s’est effondré », poursuit le bloquiste. Citant le philosophe et sociologue français Raymond Boudon, « le calcul coût-bénéfice n’est plus à l’avantage du NPD ». « Alors, aussi bien voter pour un parti à la fois [social-démocrate et souverainiste] », conclut-il. (Sur la photo, Claude André à bord de sa Vespa, rue Beaubien.)

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Au fil de l’entrevue, le professeur de sciences politiques n’est jamais très loin. En fait, il incarne le candidat et ses discours, truffés de références historiques. « En 2011, il y a eu la vague orange, rappelle M. André. L’ancienne configuration souverainiste-fédéraliste a été surdéterminée par une ancienne question : celle de la droite et de la gauche. Plusieurs souverainistes, se disant que la souveraineté n’était pas à l’ordre du jour, ont jeté leur dévolu sur un autre projet social-démocrate », soit le Nouveau Parti démocratique. Or, en 2019, avec la stagnation du NPD, le « rêve social-démocrate qui émergeait s’est effondré », poursuit le bloquiste. Citant le philosophe et sociologue français Raymond Boudon, « le calcul coût-bénéfice n’est plus à l’avantage du NPD ». « Alors, aussi bien voter pour un parti à la fois [social-démocrate et souverainiste] », conclut-il. (Photo tirée de la page Facebook de Claude André)

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« Le fait qu’on ne soit pas
perméable aux lobbys et
qu’on ne demande pas de votes
dans le reste du Canada nous
assure une fidélité
indéfectible à l’endroit
du Québec. »
— Claude André, candidat du Bloc québécois
dans Rosemont–La Petite-Patrie
Sa conviction : « transformer
les miroirs en fenêtres »,
et apprendre
aux jeunes à penser.

Gabriel Bernier

Étudiant en journalisme à l'UQAM. Journaliste au pupitre à La Presse+. Réside à Montréal. Aime la politique, n'aime pas les betteraves.