Denis Trudel : du cinéma à la politique

BlocQuebecois oct. 08, 2019

Ancien comédien et artiste engagé dans la cause de l’indépendance du Québec, Denis Trudel se présente pour une deuxième fois pour le Bloc Québécois aux élections fédérales dans la circonscription de Longueuil-Saint-Hubert. Environnement, pauvreté et transport collectif sont quelques-uns des thèmes principaux qui teintent la campagne de M. Trudel.

Connu pour ses rôles entre autres dans les films Octobre et C.R.A.Z.Y , Denis Trudel se qualifie comme indépendantiste depuis ses débuts dans le milieu du cinéma. C’est sa rencontre marquante dans les années 80 avec le réalisateur Pierre Falardeau qui l’a amené à être plus actif en politique. Il a notamment fondé en 2001 le groupe d’humour engagé Les Zapartistes et a été nommé « Patriote de l’année » par la Société Saint-Jean-Baptiste.

« Me présenter pour un parti politique, c’était un peu la continuité de ce que je faisais déjà. Les idées que je défendais, je vais continuer à les défendre », explique en entrevue M. Trudel. C’est lorsque Mario Beaulieu, ami de M. Trudel, est devenu chef du Bloc Québécois en 2014, que le comédien est devenu candidat pour la première fois l’année suivante pour le parti.

Un meilleur transport

Selon M. Trudel, un enjeu important de la circonscription Longueuil-Saint-Hubert est le transport collectif. « Tout le transport collectif [à Longueuil] est axé pour aller à Montréal. Il n’y a pas beaucoup d’options pour se promener à l’intérieur de Longueuil », défend-t-il. Le bloquiste réitère également que le prix du transport collectif devrait être plus abordable. « Ça n’a aucun sens que je doive payer quatorze dollars pour faire un aller-retour à Montréal », déclare le comédien qui habite la circonscription depuis dix ans. Le dossier du prolongement de la ligne jaune du métro l’intéresse, mais lui semble plutôt complexe. Selon lui, ce n’est pas bientôt que se fera « la première pelletée de terre ».

Quant au fameux dossier de la congestion de l’axe où l’autoroute 116 et le boulevard Cousineau se croisent, M. Trudel pense qu’il faut continuer les études sur le sujet et « travailler avec la municipalité de Longueuil pour faire avancer le dossier ».

Électrifier pour l’environnement

Présent à la marche pour l’environnement, M. Trudel souhaite mettre de l’avant ce thème lors de sa campagne. Au mois de septembre, il a déclaré vouloir mener une campagne électorale carboneutre et continuer dans ce sens s’il est élu par la population. Également présent au débat sur l’environnement organisé à Saint-Hubert le 3 octobre dernier par l’organisme La Planète s’invite au Parlement, il a annoncé qu'il collaborait avec un organisme qui calculait l’emprunte écologique de ses déplacements et de ses pancartes mises en place.

Plus de subventions du gouvernement pour les voitures électriques et plus d’autobus électriques sur les routes sont deux idées que M. Trudel aimerait mettre en place. « On a une industrie [électrique] innovante au Québec. Il y a une usine à Shawinigan qui recycle les vieilles batteries et en créent des neuves », explique l’originaire de la région de la Mauricie.

La pauvreté à Longueuil

« Il y a une pénurie de logements sociaux à Longueuil. Il faut aller chercher des sommes pour pouvoir loger notre monde », déclare Denis Trudel en s’inquiétant de la situation précaire de plusieurs familles longueuilloises. Le cas de la pauvreté est un dossier qui serait important pour M. Trudel s’il est élu. Il déplore le fait que malgré « qu’il y ait des sous du gouvernement », ceux-ci ne sont pas utilisés suffisamment pour venir en aide aux citoyens qui ont de la difficulté à payer leurs dettes.

Débat sur l'environnement organisé par La Planète s'invite au Parlement

Longueuil-Saint-Hubert présente plusieurs candidats qui ont changé d’allégeance entre leur dernière expérience politique et la campagne électorale de 2019. Comme Denis Trudel se présente pour la deuxième fois pour le Bloc Québécois, il pense être avantagé « si les gens aiment les politiciens qui ont des convictions qu’ils défendent. »

Ariane Chevrier

Étudiante en journalisme, UQAM.