Faire fi de la partisannerie
Impliqué en politique depuis plus de 30 ans, Raymond Bernier ne craint pas de se présenter comme candidat indépendant. «J’ai accumulé de l’expérience avec les années et je suis connu dans la région, explique-t-il. Les gens me reconnaissent, je crois que ça me donne un avantage». Selon lui, son passé à la mairie de St-Augustin-de-Desmaures et son implication dans les activités communautaires des régions de Québec et de Charlevoix le place en bonne position pour représenter les électeurs.
«Être élu avec un parti ça donne un poids, mais je veux être la voix des électeurs, lance-t-il. Je n’ai pas besoin de suivre une ligne de parti, je suis libre de représenter les citoyens avec mes opinions, qu’ils partagent ».
L’ancien travailleur de la fonction publique québécoise est convaincu qu’il a ce qu’il faut pour «discuter, négocier et convaincre» s’il a un siège au Parlement. M. Bernier a un passé politique très riche, il s’est démarqué en politique municipale, provinciale et il souhaite dorénavant utiliser son bagage pour ce qui est de la politique fédérale.
«J’ai été élu député libéral pour la circonscription Montmorency en 2003, 2008 et 2014, avant ça j’ai été fonctionnaire pour le secrétariat du Conseil du Trésor, au Ministère des transports et au Ministère du revenu et j’ai aussi été président de commissions parlementaires sur la culture et les relations avec les citoyens», énumère Raymond Bernier.
Il rappelle également avoir eu un appui unanime de la part des députés de l’Assemblée nationale lorsqu’il a présenté ses propositions pour contrer l’évitement et l’évasion fiscal.
Ses objectifs pour la circonscription
Un des enjeux les plus importants pour la région de l’Ile d’Orléans et de Charlevoix reste l’environnement, sujet qui revient souvent depuis le début de la campagne de 2019. Le piétinement des territoires ou les déchets après le passage humain sont des conséquences du toursime sur l'environnement.
Selon le candidat indépendant, il faut agir maintenant. «On en parle, les gens se donnent des projets pour 2020, 2030, des objectifs en 2050, mais c’est aujourd’hui qu’il faut faire des changements et des actions concrètes», lance M. Bernier.
De nombreux glissements de terrain ont lieu couramment dans les régions touchées par les vagues d'intense pluie. En plus, dans la circonscription, plusieurs zones sont régulièrement affectées par des inondations. «Il faut prendre au sérieux les conséquences des changements climatiques, rajoute-t-il. Il y a aussi une pénurie d'eau possible sur l'Ile d'Orléans si la gestion de cette ressource n'est pas faite adéquatement. C'est une ile, leur approvisionnement en eau est plus complexe que sur la côte et c'est un danger important pour l'agriculture.»
Il priorise également, parmi les enjeux importants de la circonscription, le bien-être de la classe moyenne. «La pénurie du logement affecte les classes moyennes dans la région, affirme le candidat. Je veux qu'au Parlement on se soucie des problématiques des foyers moyens, qui est la plus grande partie des citoyens.»
Le combat s'annone féroce pour Raymond Bernier dans sa circonscription, la député sortante se présentant pour son quatrième mandat. «Je crois être dans la course, confie-t-il. J'ai confiance que les électeurs savent de quoi je suis capable»