Georgia Kokotsis, la fervente candidate verte de Saint-Laurent

Parti vert du Canada oct. 09, 2019

Mère, bachelière en biochimie et détentrice d’une maîtrise en administration des affaires avec majeure en marketing, Georgia Kokotsis a un parcours quelque peu atypique porté par sa passion pour la lutte environnementale.

L’intérêt de madame Kokotsis pour la politique s’éveille véritablement alors qu’elle est bénévole pour le Blue Dot Movement, un projet de la Fondation David Suzuki qui milite pour le droit canadien à un environnement sain. Lors de rencontres avec des députés pour les encourager à signer un accord les engageant à essayer de faire une différence environnementale au parlement, madame Kokotsis rencontre Elizabeth May pour la première fois la chef du parti vert accueillait peu après Georgia Kokotsis dans son équipe.

Guidée par sa passion

Madame Kokotsis lors de son entrevue parle avec ardeur, exposant de nombreux enjeux environnementaux autant québécois que canadiens. À peine est-elle lancée sur un sujet qu’elle enchaîne avec un autre, reprenant à peine son souffle entre ses affirmations. Elle déplore l’inaction des gouvernements actuels et prévient des dangers auxquels la planète est de plus en plus exposée. Aucunement besoin de lui demander pourquoi elle a choisi le parti vert!

Un enjeu très important à Saint-Laurent

Dans Saint-Laurent, explique madame Kokotsis, « on a un endroit que j’aime appeler une éco-oasis. C’est un endroit de 212 hectares près des étangs, des forets et des marais. Et c’est juste à côté de l’aéroport Trudeau. » Les oiseaux migrateurs viennent du Mexique et d’Amérique du Sud pour y pondre leurs œufs. D’un ton alarmant, elle annonce : « cet endroit est menacé d’un côté par le REM et de l’autre côté par la future expansion de l’aéroport de Montréal! » 73% de ce territoire appartient au gouvernement fédéral. Avec une signature, explique-t-elle, il serait possible de conserver et de protéger cette zone naturelle répertoriée comme un milieu humide. La députée du Parti vert voit la circonscription de Saint-Laurent comme un endroit très enrichissant où il y a beaucoup de travail à faire pour protéger les écosystèmes fragiles comme celui de l’éco-oasis. Les milieux humides sont non seulement une maison pour un grand nombre d’espèces, mais ils absorbent les gaz à effet de serre et sont des conducteurs importants d’oxygène. La protection de cet espace fait partie des dossiers sur lesquels la députée aimerait travailler en priorité si elle se fait élire.

La menace des libéraux

La circonscription de Saint-Laurent est depuis toujours libérale, tendance difficile à chambouler puisqu’elle est ancrée dans les habitudes des gens. Madame Kokotsis trouve cela aberrant, car selon elle, personne n’est satisfait de la députée libérale actuelle « c’est tellement une habitude de voter libéral […] c’est safe! » Elle explique que c’est une grande difficulté de changer les habitudes et la vision du monde des gens qui votent comme leur famille ou comme l’année d’avant. « On ne peut pas se permettre d’avoir encore un gouvernement libéral! » prévient-elle. Les libéraux sont selon elle non seulement en train de laisser aux jeunes une dette énorme, mais en train de ruiner notre écosystème et de passer des accords à l’international dangereux pour nos producteurs locaux.

Ayant voyagé en Islande dernièrement avec sa fille, la députée verte est une grande admiratrice de leur façon de fonctionner. « Ils n’importent rien! » s’exclame-t-elle. « Ils produisent tout eux-mêmes avec leur énergie géothermique, ils font même pousser des bananes! » Elle applaudit leur système économique et environnemental et pense que le Canada devrait prendre exemple sur eux s’il ne veut pas s’en aller tout droit vers la crise économique.

3e dans les sondages actuels, Geogia Kokotsis espère encore un changement pour pouvoir faire une différence réelle dans sa circonscription.

Mélanie Loubert

Étudiante en journalisme passionnée d'art et de culture, j'adore voyager et apprendre des choses nouvelles en entrant en contact avec les gens.