Louise Chabot : de syndicaliste à bloquiste

BQ oct. 09, 2019

Éliane Gosselin

Louise Chabot , députée de la circonscription Thérèse-de-Blainville dans le cadre des 43e élections fédérales pour le Bloc Québécois , est une femme avec plusieurs cordes à son arc. Infirmière de profession, elle a également obtenu un baccalauréat en droit réalisé à l’UQÀM. Elle est passionnée d’équité sociale, de féminisme et d’idéaux politiques comme la laïcité et l’indépendance.

La vie professionnelle de Mme Chabot a longtemps navigué autour des questions syndicales, puisqu’elle a œuvré au sein de la Centrale des Syndicats du Québec (CSQ) durant près de 30 ans. Elle se définit elle-même comme étant « connue et reconnue plus comme une syndicaliste et une féministe engagée. »

Mme Chabot a été présidente de la CSQ, une centrale regroupant 200 000 membres du secteur public. Elle a quitté ses fonctions par choix en 2018 lors d’un conseil général de la CSQ qui s’est tenu en juin 2018 à Laval. À ce moment-là, Mme Chabot ne considérait pas réellement se lancer en politique, à l’exception peut-être de la politique municipale. « La politique municipale m’a toujours bien intéressé […] je trouve que c’est un palier de gouvernance qui est de proximité avec les citoyens » , s’exprime-t-elle. La députée tient toutefois à préciser que son rôle de syndicaliste se faisait sans partisannerie, puisque l’action se faisait peu importe le gouvernement au pouvoir. « Ça a été 30 années de ma vie formidables » , ajoute-t-elle.

Louise Chabot, candidate pour le Bloc Québécois dans Thérèse-de-Blainville, au café des Allumés, lieu de rencontre populaire pour les étudiants du Collège Lionel-Groulx

Le chemin bleu et blanc

Le choix d’aller vers le Bloc Québécois était clair pour Mme Chabot puisque « ça s’inscrivait en toute cohérence avec [ses] valeurs. »

Elle a été élue à la vice-présidence du Bloc Québécois au printemps dernier, puis « [elle a] finalement fait le saut […] [elle a] réfléchi quand même, parce que quand on est une femme on réfléchit plus, mais [elle a] dit oui [pour être députée] » .

, « Le bloc représentait pour moi un forum pour représenter ce qui est au cœur des enjeux » , ajoute-t-elle. La députée cherche aussi à contribuer au Bloc en général et à redonner bonne mine au parti. Elle mentionne aussi à quelques reprises que le Québec est plus que simplement une société distincte. L’indépendance va de mise pour Mme Chabot, et cela représentait une autre raison qui l’a mené au Bloc.

Louise Chabot dans Thérèse-de-Blainville

Habitant la Mauricie, on peut dire que Mme Chabot a été « parachutée » dans Thérèse-de-Blainville, mais « même si je connaissais [la circonscription] moins comme citoyenne, j’ai représenté des membres de toutes les Laurentides donc je la connaissais comme ça, c’est un beau parachute bleu et blanc » , s’exprime-t-elle. La députée est toutefois consciente que cela lui place la barre plus haute et qu’elle devra se faire connaître davantage comparativement à une personne qui a vécu dans la région et y œuvre depuis plus longtemps.

Enjeux et priorités

Quant aux enjeux que Mme Chabot considère importants, ils sont nombreux, mais celui au haut de la liste est claire : « tout le monde me parle de la mobilité » . Il est question de réaménagement d’autoroute, et spécialement de voies réservées aux autobus pour une meilleure fluidité. Le projet de parachèvement de l’autoroute 19, proposé il y a plusieurs années déjà, fait d’ailleurs partie du plan, où on souhaite entre autres y créer une route de trois voies dont une réservée aux autobus, aux covoitureurs et aux autos électriques. Il n’y a toutefois rien de concret qui peut se constater par les citoyens présentement concernant ce projet, mais Mme Chabot aimerait y contribuer en tant que députée.

Le logement est aussi au cœur des préoccupations de Mme Chabot. « En termes d’enjeu sociale, le premier que j’ai cherché c’est celui du logement social et du logement abordable » . Selon des rapports cités par la députée, il y aurait plus de demandes que d’offres dans cette sphère, une problématique qui touche « aussi beaucoup les femmes » , rajoute celle qui se dit ouvertement féministe.


Projets futurs

Qu’elle soit élue ou non, Mme Chabot désire continuer à travailler au sein du Bloc. Quant à la politique municipale, « [elle] ne ferme pas la porte un jour à ça, c’est certain, [elle] pense [pouvoir] amener une contribution, mais là [elle va] continuer mon engagement au sein du [ Bloc Québécois ]. »

Moi-même, étudiante habitant sur la Rive-Nord, dans un autobus quittant la gare de Sainte-Thérèse pour se rendre au métro Montrmorency (ligne 9).

Éliane Gosselin

Étudiante en journalisme à l'UQÀM et passionnée de ce qui se passe partout sur la planète!