Portrait: André Valiquette et le courage
André Valiquette, candidat du Parti populaire du Canada dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount est très conscient de l'immense défi qui se présente devant lui. Le comté dans lequel il se présente et dont lequel il est résident depuis maintenant 26 ans est un véritable bastion libéral. Les idées véhiculées par son parti seront-elles suffisantes pour convaincre un électorat majoritairement libéral alors que de récents sondages estiment l'appui au Parti populaire à 1,2% des intentions de vote?
Un défi de taille
Le candidat n'est pas dupe, il est bien au courant qu'il n'aura pas un appui colossal. Cela dit, bien que le Parti populaire du Canada soit un jeune parti, son but est de mener une campagne de notoriété afin que le parti puisse gagner en popularité. «Je vais être satisfait si j'obtiens un pourcentage de voix similaire à la moyenne nationale du parti» .
Bien que relativement linéaire, son parcours ne l'aurait pas nécessairement mené vers la politique fédérale si ce n'était qu'une question de convictions et de dépassement personnel. Natif de Victoriaville, André Valiquette a complété un baccalauréat en science politique et une maîtrise en histoire canadienne à l'UQAM ainsi qu'un diplôme de deuxième cycle en relations publiques à HEC Montréal. Il a par la suite travaillé en tant que journaliste à la radio de Radio-Canada, pour ensuite faire le saut au sein du département de communications de l'UQAM, en tant que responsable des relations médiatiques.
C'est lors de son passage à l'Institut économique de Montréal, où il oeuvrait comme directeur des communications, qu'il a fait la rencontre de Maxime Bernier, actuel chef du Parti populaire. C'est aussi en même temps qu'il forge ses affinités avec le libertarianisme, principe sur lequel sont fondées plusieurs promesses de la plateforme électorale du parti. « L'État n'a pas à s'occuper de tout, la façon dont les gens exercent leurs choix est ce qui permet à l'État de survivre. » Selon l'idéologie libertarienne, la société devrait être moins réglementée, avec des impôts beaucoup plus bas. C'est le principe du " small government ", c'est ce qui permet aux gens de décider par eux-mêmes des services qu'ils veulent avoir pour ainsi bénéficier de plus de ressources, comme l'explique M. Valiquette.
Impact minime sur les dossiers locaux
André Valiquette est d'avis que les résidents de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount ne votent pas pour des enjeux locaux lors des élections fédérales. Il affirme lui-même que les électeurs sont au courant que les députés fédéraux ont un impact minime sur les dossiers locaux en comparaison avec les députés provinciaux et les élus municipaux. « Je ne veux pas dire aux gens que je vais régler les problèmes de feux de circulation et de voirie ». Alors qu'est-ce que le Parti populaire compte faire pour améliorer le quotidien des résidents du comté? « Notre plateforme se base sur trois dossiers principaux, soit l'économie, l'immigration et l'environnement ». Parmi ces dossiers, la gestion de l'offre, la réduction des seuils d'immigration et le développement et l'exportation des produits issus de l'industrie pétrolière.
Le candidat ne cache pas que la raison principale pour laquelle il fait campagne est l'inspiration que lui apporte son chef, Maxime Bernier. « Je suis inspiré par le courage qu'il a de dire les choses qui doivent être dites dans notre pays sur l'état de la situation et sur un certain nombre de politiques publiques qui devraient être adoptées ». Cependant, une campagne électorale vient inévitablement avec des hauts et des bas. Dans son cas, M. Valiquette doit composer avec des actes de vandalisme sur ses pancartes. « On se fait passer pour n'importe quoi, j'ai eu des croix gammées sur mes pancartes électorales. On est très, très loin du nazisme ».
Bien que le député et actuel ministre des Transports Marc Garneau Notre-Dame-de-Grâce-Westmount bénéficie actuellement d’un large capital de sympathie au sein de l’électorat local, André Valiquette est néanmoins très satisfait d’avoir fait le saut en politique, ne serait-ce que le temps d’une campagne électorale. « Je me suis toujours intéressé à la politique, à 18 ans j’étais à l’UQAM et je faisais un baccalauréat en science politique. Bien sûr mes convictions ont changées depuis le temps ».