Sam Nassif, candidat pour réparer les pots cassés des Libéraux

Sam Nassif oct. 09, 2019
Portrait de Sam Nassif, candidat pour le Parti populaire du Canada

De manufacturier de montures de lunettes à aspirant député fédéral, le brossardois Sam Nassif se présente comme candidat dans la circonscription de Brossard-Saint-Lambert pour le Parti populaire du Canada, les idées bien claires.

Par Sarah Rahmouni

Sam Nassif, candidat du Parti populaire du Canada (PPC) dans la circonscription de Brossard-Saint-Lambert

D’origine libanaise, Sam Nassif a immigré au Canada en 1976 à l’âge de 21 ans, en pleine guerre civile du Liban. Il a repris ses études au Cégep du Vieux-Montréal, en jonglant avec intégration, études et travail. Son parcours académique n’aura pas été facile, tout comme ses débuts sur le marché du travail.

Il a décidé de mettre à profit son aisance en communication et de se lancer comme représentant commercial dans le domaine de l’optique. Au fils de sa carrière, il a été responsable de 65 pays au monde, des Caraïbes à l’Amérique du Sud, jusqu’en Afrique. C’est après près de 12 ans, en 2006, qu’il a décidé de fonder sa propre corporation, Deluxe Eye Wear, où il a commencé à manufacturer ses montures de lunettes. Ses produits se retrouvent au Canada, États-Unis et dans une vingtaine de pays au monde.

DE MULTIPLES SAUTS EN POLITIQUE

« J’ai toujours eu un œil sur la politique » , a-t-il précisé en entrevue. Dans la fin des années 80, parallèlement à sa carrière de manufacturier, il s’impliquait au sein du Parti conservateur aux côtés de Brian Mulroney, premier ministre canadien de l'époque jusqu’en 1993.

Sa première vraie expérience en politique a été de se lancer avec le parti politique de la CAQ aux élections provinciales de 2014. Candidat à Ville-Saint-Laurent, il a été disqualifié, attribuant son échec à un manque d’expérience.

L’homme d’affaire a décidé de se reprendre en s’essayant au fédéral suite aux élections de 2015. Après la défaite des conservateurs face aux libéraux, c’est la course à la chefferie d’Andrew Scheer et de Maxime Bernier qui a déterminé la suite du parcours politique de Sam Nassif. Lorsque Bernier a quitté les conservateurs pour fonder le Parti populaire du Canada (PPC) en septembre 2018, Nassif était président de l’association des conservateurs pour Saint-Laurent. Il a finalement démissionné et quitté le parti qu’il jugeait malhonnête, pour rejoindre celui qu’il connaissait et côtoyait depuis près d’une douzaine d’années. C’est ainsi qu’aux élections fédérales actuelles, il s’est présenté comme député dans la circonscription de Brossard-Saint-Lambert, sa circonscription.

REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE DU PPC

Le candidat brossardois place l’économie canadienne au centre de ses préoccupations et entend accomplir ce que Trudeau n’a pas été en mesure de faire, selon lui. Il place ses priorités dans un ordre d’action clair. Il compte miser sur le libre-échange interprovincial avant le libre-échange nord-américain, mettre les bouchées double sur l’exportation du pétrole albertin ainsi que la construction de pipelines à la grandeur du pays.

« Il faut sortir de notre situation financière. Trudeau et les libéraux nous ont mis dans un déficit de 20 milliards depuis qu’ils sont entrés » . Il mise donc sur l’utilisation des ressources naturelles du pays, soit le pétrole et l’électricité. Une fois que l’économie est rétablie, il s’attend à une réduction du chômage grâce à la création d’emplois engendrée. C’est à ce moment que l’immigration entrerait en jeu. Avec une immigration contrôlée et « de qualité » , Nassif compte faire entrer au pays des professionnels pour être « au service des canadiens » . La porte restera toutefois fermée aux réfugiés, jugeant que le Canada ne peut pas se permettre ce genre de dépense.

Si l’économie et l’immigration sont des enjeux prioritaires pour le candidat, l’environnement figure plus loin sur la liste. « En ce qui concerne l’environnement, nous ne sommes pas en mode de panique » , a-t-il répété. Il estime que le Canada doit sortir de l’ONU vu l’échec des traités de Kyoto et de Paris, tout deux trop coûteux à l’économie canadienne.

En vue des résultats de l’élection fédérale du 21 octobre prochain, Sam Nassif n’est pas inquiet. Il choisit d’approcher la population de sa circonscription par communauté et considère avoir de bonnes chances. « Si on ne rentre pas maintenant, c’est sûr qu’on rentre aux prochaines élections ».

Sarah Rahmouni

Étudiante de journalisme à l'UQÀM. Compté dédié à la couverture des élections fédérales 2019.