Première campagne à Saint-Jean pour Christine Normandin

Saint-Jean oct. 09, 2019
Christine Normandin, candidate du Bloc québécois pour Saint-Jean

Les habitants de la circonscription de Saint-Jean devront bientôt élire un candidat pour les représenter à la Chambre des communes du Canada et cette année, le Bloc Québécois leur propose un nouveau visage : Christine Normandin.

Ses débuts en politique

Jeune avocate diplômée en sciences biomédicales et en droit à l’Université de Montréal, Christine Normandin s’est retrouvée en politique grâce à son implication. Tout a commencé pendant son parcours universitaire, lorsqu’elle faisait partie de plusieurs associations étudiantes. « La politique s’est graduellement incrustée dans ma vie, […] c’était plus l’implication que la politique qui m’attirait, mais j’ai toujours été souverainiste aussi », explique-t-elle. C’est lors des élections provinciales de 2008 qu’elle est devenue candidate pour le Parti Québécois dans la circonscription de Jeanne-Mance—Viger pour ensuite l’être à Marguerite-Bourgeoys. En 2010, elle devient présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ). « Cela s’est fait tout le temps un peu par hasard. Il y a une porte qui s’ouvrait et je mettais le pied dedans, tout simplement », déclare-t-elle.

Normandin et Saint-Jean

La politicienne est native de Saint-Jean-sur-Richelieu et même si elle n’y habite plus, elle reste impliquée dans le conseil d’administration de l’école secondaire Marcellin-Champagnat située à Iberville. Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois, qui connait Christine Normandin depuis qu’ils ont organisé la tournée ABCD (Aussant, Blanchet, Cloutier et Drainville) de la souveraineté pour le Parti Québécois lorsqu’elle était présidente du CNJPQ, lui a proposé le poste de candidate dans Saint-Jean sans même savoir qu’elle y était originaire. La politicienne, qui est également présidente de la Commission politique du Bloc québécois, a tout de suite accepté l’offre, qui était un drôle d’adon, selon elle. « J’ai toujours eu un attachement profond à la circonscription », dit-elle, en ajoutant qu’elle aimerait retourner y vivre. Pour elle, Saint-Jean est un compté qui s’est beaucoup développé à travers les années, surtout au niveau de la culture et de l’événementiel. Elle mentionne aussi que c’est un endroit où il fait bon vivre en famille, qui est rempli de potentiel et qu’elle est déterminée à contribuer à son avancement.

La protection du Richelieu

Rivière Richelieu vue de l'Île Sainte-Thérèse

La rivière Richelieu est un attrait d’une grande importance à Saint-Jean et un enjeu qui la concerne est l’érosion entre autres causée par les vagues créées par la vitesse de certains bateaux. Normandin veut donc travailler avec son collègue Xavier Barsalou-Duval sur un projet qui vise à faire réduire la vitesse des bateaux par le bureau de la sécurité des transports pour arriver à diminuer cette forme de pollution.

Ses motivations au niveau agricole

L’agriculture est aussi un sujet qui touche particulièrement la candidate, qui a passé son enfance dans un milieu agricole. Elle affirme que le Bloc québécois a déjà une prise de position bien claire sur le dossier de la gestion de l’offre : « On n’acceptera pas de ratifier le nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) tant que les agriculteurs n’auront pas reçu de compensations adéquates », déclare-t-elle. Elle tient aussi à travailler à la relève agricole, pour s’assurer que les fermes ne disparaissent pas et veut aussi investir dans la recherche pour arriver à diminuer ou même bannir certains pesticides.

Aide aux médias

Bureaux du journal johannais: le Canada Français

La crise des médias est un enjeu sérieux selon Christine Normandin, qui trouve terrible la récente fermeture du Courrier du Haut-Richelieu et qui veut aider les journaux restants de la circonscription. Elle est fière d’annoncer que le Bloc québécois a été le premier parti à partager des promesses électorales en liens avec les médias : « On voudrait créer une redevance sur les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), un peu comme la France, à la hauteur de 3% sur les revenus générés sur le territoire canadien. À la différence des autres partis, ce qu’on demande, c’est que 40% des fonds créés avec cela soient réservés aux médias et à la culture francophones », explique-t-elle.

C’est sans local électoral, mais avec des rencontres citoyennes que Christine Normandin fait sa campagne. Sa deuxième rencontre a lieu ce mercredi. On peut aussi la voir défendre son parti tous les vendredis à 12h30 dans Le match des candidats sur les ondes de RDI.

Photo principale: Bande du canal, Saint-Jean-sur-Richelieu.

Mégan Champagne

Jeune étudiante en communication, profil journalisme, à l'Université du Québec à Montréal depuis 2018.