Un vert pour prioriser l'environnement dans Rivière-du-Nord

Rivière-du-Nord oct. 08, 2019

Le Parti vert du Canada a sans contredit le vent dans les voiles d'un bout à l'autre du pays. Les marches pour l'environnement qui ont eu lieu partout au Canada ont démontré que les participants souhaitent un gouvernement aux valeurs plus vertes.

«  Ce que je propose, c'est un changement de paradigme complet et qu'on arrête de faire de la politique comme on la fait présentement.  »

Joey Leckman, candidat pour le Parti vert du Canada dans la circonscription de Rivière-du-Nord, sait pertinemment qu'il est urgent d'agir. C'est son amour pour la nature et son désir de voir un monde plus connecté avec celle-ci qui l'ont guidé dans ses implications environnementales.

Également conseiller municipal à la Ville de Prévost et membre du conseil d'administration du centre de tri Tricentris, son implication dans la communauté n'est plus à prouver. Son travail de conseiller en développement durable au Cégep de Saint-Jérôme a permis à l'établissement d'éliminer les poubelles et d'installer uniquement des stations de tri. Le candidat s'est aussi beaucoup impliqué dans l'organisation de la marche pour l'environnement du 27 septembre dernier à Saint-Jérôme, qui a réuni près de 3000 personnes.

Le Cégep de Saint-Jérôme, l'un des lieux de travail de Joey Leckman.
La marche pour le climat de Saint-Jérôme à la Place des Festivités, qui a réuni près de 3000 personnes.(Crédit : Journal Le Nord)

« On a tendance à oublier les verts !  »

Les valeurs environnementales sont au cœur de la campagne électorale de Joey Leckman. D'ailleurs, le candidat vert utilise les mêmes affiches électorales qu'au dernier scrutin. «  C'est un peu le message que je veux lancer. Nos paroles suivent nos actes.  »

Publié par Joey Leckman sur Mercredi 18 septembre 2019

C'est 53% de la population de Rivière-du-Nord qui n'a pas voté aux élections fédérales de 2015. Avec une immense présence sur les réseaux sociaux , Leckman cherche à rejoindre ces électeurs et les inviter à exprimer leur droit de vote. Le vote des jeunes est aussi très important pour lui : «  Je vais essayer d'aller chercher les jeunes qui sont désabusés, et essayer de les faire rêver un peu plus et leur faire comprendre que c'est leur vote, leur futur.  »

Une brillante utilisation des affiches

Les affiches du candidat vert sont beaucoup moins présentes dans le paysage urbain que celles de ses adversaires. C'est qu'il mise davantage sur les réseaux sociaux. Moins de plastique à produire, moins de déchets à se départir après les élections ! Il estime avoir environ 50 affiches sur tout le territoire, contre 4000 et plus pour les autres partis de la région.

Un autre type d'affiche sur le boulevard Curé-Labelle à Saint-Jérôme.

Plus d'argent et plus de pouvoir pour les municipalités

Présentement, 8% du budget fédéral est transféré directement aux villes et municipalités. Joey Leckman considère que cette péréquation est débalancée et qu'un plus haut pourcentage de fonds devrait être accordé.

Les routes se dégradent rapidement, et leur réparation entraîne des coûts financiers mais aussi environnementaux. En utilisant du bitume de meilleure qualité plutôt que celui de faible grade et en ayant un plan structuré, les municipalités réduiraient leur empreinte écologique tout en économisant.

«  Toute décision doit être prise avec une vision durable.  »

La transition vers une économie verte est également un dossier important pour le candidat et le Parti vert. Il souhaite faciliter et encourager les modifications plus écologiques des maisons, avec des gouttières dirigées sur le terrain plutôt que sur l'asphalte, avec un meilleur isolement et des alternatives pour le chauffage et la climatisation, entre autres.

Le vert souhaite appuyer les entreprises dans leur virage zéro déchet. Son parti et lui-même estiment aussi que le plastique à usage unique et les plastiques de type 6 doivent être bannis.

À l'échelle locale, monsieur Leckman aimerait développer un programme d'assistance et de financement pour aider les entreprises locales à prendre la voie du développement durable. «  Un boulanger, par exemple, pourrait avoir du financement pour un four qui prend la moitié de l'énergie (...), mais ça coûte deux fois plus cher à l'achat. Après ça, il va utiliser moins d'électricité.  »

Celui qui a été responsable d'une augmentation de 47% de votes pour son parti en 2015 dans Rivière-du-Nord insiste : les dossiers environnementaux concernent toutes les circonscriptions, et la transition doit se faire au-delà de ces barrières, tous ensemble. « Ça doit passer par le fédéral, par des réglementations. Sinon, on n'avance pas ! »

La journaliste Bianca Sickini-Joly dans les rues de Saint-Jérôme.

Bianca Sickini-Joly

Étudiante en journalisme à l'UQAM, ma vie se déroule entre Saint-Jérome, sur la Rive-Nord de Montréal et Ville-Marie, au Témiscamingue. Deux régions, deux réalités.