Samuel Saint-Laurent contre la censure

parti populaire oct. 09, 2019
Samuel Saint-Laurent contre la censure
Par Marie-Ève Buisson

Le candidat au Parti populaire du Canada dans la circonscription de Repentigny, Samuel Saint-Laurent souhaite recevoir une plus grande tribune médiatique pour faire connaître ses idées. Il accuse les médias de faire campagne contre son parti en ignorant entre autres leurs propositions environnementales qu’il considère « capitalistes » mais efficaces.

C’est la première fois que M. Saint-Laurent se lance en politique. Celui-ci confie qu’il a initialement voulu se présenter pour le Parti conservateur lorsque Stephen Harper était au pouvoir. « Sous Harper j’aurais peut-être été plus intéressé mais sous la tutelle d’Andrew Scheer, les conservateurs sont selon moi une copie plus ou moins conforme des libéraux », confie-t-il. C’est une des raisons pourquoi il a choisi de représenter le Parti populaire dans sa circonscription. « Le Parti populaire , c’est le seul parti où je soutiens la plateforme à tous les niveaux. S’il y a quelqu’un qui est vrai et qui s’assume c’est Maxime Bernier », ajoute-t-il. M. Saint-Laurent travaille présentement en restructuration financière. Il a étudié en biochimie à l’UQAM et il possède un baccalauréat en commerce à l’Université de Concordia.

Le parti pris des médias

Selon le candidat populaire de Repentigny, le gouvernement fédéral ne devrait pas subventionner les médias. Il affirme que les aider financièrement ne ferait qu’accroître leur manque d’objectivité journalistique. « Radio-Canada ont clairement un parti pris de la gauche et de la rectitude politique depuis très longtemps et ça se voit dans leur façon d’essayer de boycotter Maxime Bernier. Comment dire? Ils la veulent leur belle subvention de 500 millions de dollars promis aux médias par les libéraux », s’indigne-t-il.

En novembre 2018, le Parti libéral du Canada a annoncé son intention de venir en aide aux médias en leur allongeant 595 millions de dollars sur cinq ans . Le Parti populaire quant à lui promet de réduire les dépenses du Canada en retirant 1 milliard de dollars de subventions offertes à Radio-Canada. M. Saint-Laurent indique aussi n’avoir reçu aucune demande d’entrevues de la part des médias de sa région. « J’ai été complètement ignoré à ce niveau là. Je n’ai eu aucune demande d’entrevues de la part des journaux locaux. L’Hebdo Rive Nord m’a demandé de leur envoyer une mini biographie mais c’est la seule chose qui a parue sur moi », explique-t-il avec déception.

La fixation sur le CO2

Samuel Saint-Laurent insiste sur le fait que son parti offre des solutions pour les changements climatiques. « Le Parti populaire a clairement dit qu’il voulait se concentrer sur des enjeux environnementaux locaux tels que dépolluer les rivières », ajoute-t-il. Le candidat souhaiterait donc s’il était élu de désinfecter la rivière l’Assomption. Le populaire mentionne « qu’on a oublié l’environnement autour de nous pour se focaliser seulement sur le CO2. Les gens sont toujours en train de parler du CO2 mais le CO2 n’influence pas la qualité de l’air parce que c’est un gaz neutre », indique-t-il.

La Rivière l'Assomption

Toujours selon le candidat du Parti populaire à Repentigny, les propositions environnementales des différents partis ne font que repousser le problème. « Avec les éoliennes par exemple, il faut remplacer leurs pales à chaque année et elles ne sont même pas recyclables! C’est la même chose lorsqu’on parle de la voiture électrique. Peut-être qu’elle n’émet pas d’émissions [de gaz à effet de serre] mais la batterie oui! On n’a pas trouvé une solution pour régler le problème, on a trouvé une solution pour déplacer le problème », ajoute-t-il.

Des attentes élevées en fin de campagne

Maxime Bernier et Samuel Saint-Laurent

M. Saint-Laurent est confiant en Maxime Bernier pour le prochain débat des chefs diffusé à Radio-Canada le 10 octobre prochain. « Je sais à 100% que Maxime Bernier va faire toute une sensation au débat. C’est pour ça que les gens ne voulaient pas qu’il soit au débat parce qu’ils savent que ce qu’il dit est vrai », explique-t-il. Samuel Saint-Laurent croit pouvoir récolter plusieurs votes chez les électeurs et électrices qui ne vont plus voter. « Honnêtement, est-ce qu’on a besoin des votes des bloquistes ou des conservateurs? Non! On aurait besoin simplement que les gens se réveillent et que tout le monde aille voter », avoue-t-il.

Marie-Ève Buisson dans la circonscription de Repentigny

Marie-Ève Buisson

Future journaliste hyperactive intéressée par les enjeux de la communauté LGBTQIA+, la sociologie des médias et la musique.