Stéphane Robichaud et le désir de servir
Un nouveau visage fera son apparition sur les bulletins de vote de la circonscription de Longueuil-Charles-LeMoyne lors des prochaines élections fédérales, qui auront lieu le 21 octobre. Il s’agit en effet de la première campagne électorale fédérale à laquelle Stéphane Robichaud participe. Pourtant, cet homme n’en est pas à sa première implication en politique. Il explique : «Dans le temps du Parti québécois, j’étais dans les Jeunesses péquistes de Vachon. Et par la suite, je me suis impliqué à l’ADQ (Action démocratique du Québec), […] notamment pour le référendum de 1995.»
Après une carrière bien occupée en comptabilité à la tête de sa propre firme, Stéphane Robichaud avait envie de s’impliquer plus concrètement en politique. Il était certain de posséder les aptitudes nécessaires, mais celles-ci étaient surpassées par sa motivation première, qu’il résume comme suit : «J’ai toujours voulu servir».
De la politique provinciale à la politique fédérale
Il voit dans l’arrivée de la Coalition Avenir Québec (CAQ) une possibilité de s’engager en politique provinciale. Il s’agit pour lui de «la voie à prendre». Il propose alors d’être candidat. Son nom est retenu et il est candidat dans la circonscription d’Ungava en 2012. Il n’est pas élu et lors de la campagne suivante, il a l’occasion de représenter la circonscription de Vachon, où il a été élevé. Il accepte, mais n’est pas victorieux le jour des élections. En 2018, la CAQ décide de remplacer Stéphane Robichaud par Ian Lafrenière dans la circonscription de Vachon.
Stéphane Robichaud se retrouve donc sans circonscription, mais toujours avec le même désir de servir. Étant vérificateur des comptes du Parti conservateur du Canada depuis 2015, il décide d’appeler afin de savoir si une circonscription serait disponible pour lui. On lui offre alors Longueuil-Charles-LeMoyne.
Les enjeux de sa circonscription
«Grâce au dernier redécoupage, je peux dire en toute véracité que ça fait 74 ans que ma famille est dans cette circonscription», dit fièrement le candidat conservateur, qui a des priorités bien claires pour sa circonscription. M. Robichaud mentionne qu’il veut redémarrer les projets de construction de logements sociaux . «Il y a beaucoup de projets qui sont en suspens en ce moment», explique-t-il, «le coût du projet est rendu un petit peu plus élevé, donc ce qui a été approuvé n’est plus suffisant». Le candidat souhaite donc débloquer de petits budgets supplémentaires afin de pouvoir réaliser ces projets immobiliers, qui sont nécessaires, notamment à Longueuil.
Le second enjeu particulièrement important pour Stéphane Robichaud, dans sa circonscription, est la mise à jour du système d’épuration des eaux . Le système actuellement en place ne comprend qu’une seule entrée, ce qui fait en sorte que lorsqu’il doit être nettoyé, l’eau usée est momentanément déversée dans le fleuve. L’objectif du conservateur est simple : «Plus de déversement des eaux usées, jamais». Il souhaite donc instaurer des systèmes de compensation dans sa circonscription, mais il ajoute qu’il s’agit d’un plan du Parti conservateur pour l’ensemble du Canada.
Conservateur sans le savoir
Bien que Stéphane Robichaud, qui se dit pro-choix sur la question de l'avortement, ne soit pas en accord avec toutes les positions de son chef, il considère que le Parti conservateur était celui qui lui correspondait le mieux. Il croit aussi qu’il en est de même pour une grande proportion de Canadiens, bien que cela ne soit pas reflété à l’intérieur des sondages. Il explique : «Il y a beaucoup de gens qui sont conservateurs mais qui ne le savent pas.» Le candidat déplore la vision négative que bien des personnes ont du Parti conservateur. Il rappelle que «Conservateur, c’est le mot conserver. Conserver, ça veut dire protéger. Protéger notre façon de vivre, notre bien-être, notre économie, nos mesures sociales.»
S’il est élu le 21 octobre prochain, Stéphane Robichaud ne s’imagine pas devenir ministre. Il souhaite seulement être un député de proximité. «Quand le provincial et le municipal ont besoin d’aide, je veux être cette courroie avec le fédéral. Je veux être plus proche de mes concitoyens que de ceux d’Ottawa» , conclut-il.