Pierre Nantel plus vert que jamais
Pour les élections fédérales de 2019, le dernier député sortant de la circonscription de Longueuil-Saint-Hubert, Pierre Nantel se représente à nouveau, mais cette fois-ci sous les couleurs d’un autre parti. Il choisit celui de l’action climatique.
Croyant sincèrement que le Québec se distingue à bien des égards par rapport au Canada, Pierre Nantel a tout de même décidé de se lancer en politique fédérale. C’est lors des élections du 2 mai 2011 qu’il est devenu député de la circonscription de Longueuil-Pierre-Boucher, en représentant le Nouveau Parti démocratique, sous la direction de Jack Layton. En 2015, il a été réélu dans la circonscription de Longueuil-Saint-Hubert.
En 2008, lorsque Pierre Nantel a pris sa carte du Nouveau Parti démocratique, c’est en autre parce qu’il avait ressenti une forme de fermeture d’esprit de la part des gens du Bloc Québécois au sujet des enjeux environnementaux. Malgré son intérêt pour l’indépendance du Québec, pour lui, depuis longtemps, l’environnement, c’est « l’enjeu numéro un ».
Pour lui, quand bien même le Québec serait extra propre, indépendant, ça ne changera rien au fait que le reste du Canada pollue.
Il avait jugé, au début de sa carrière politique, que de faire partie de la troupe orange était la meilleure chose à faire pour aider le Canada à aller de l’avant en matière d’environnement. La question environnementale n’était pas prioritaire à ce moment, au pays, mais les choses ont beaucoup changé, depuis, selon lui.
Tout aurait peut-être été différent quelques années plus tôt. « Je conduisais une vieille Volvo pour aller au Cirque du Soleil de Longueuil pis évidemment que je boucanais. Je savais, mais je ne voyais pas les conséquences de tout ça et, avec le temps, j’ai réalisé », a-t-il dit.
Aujourd’hui, il croit que le seul parti qui fait de l’environnement sa priorité, c’est le Parti Vert. Ce pour quoi il a décidé de faire le saut, vers la mi-août, vers ce parti.
D’une carrière à l'autre
Avant la politique, Pierre Nantel a eu une carrière comme directeur artistique et comme ingénieur de son. Durant 22 ans, il a donc travaillé dans l’industrie de la musique, à la gérance d’artistes, à la direction artistique et à la promotion.
Il a également travaillé en télévision ou il faisait de la recherche et quelques chroniques en rénovation. « Ultimement, ce n’était pas payant pis ça devenait précaire », a-t-il ajouté après avoir raconté humblement tout son parcours professionnel. Ce n’est donc pas uniquement pour son désir de s’impliquer dans sa communauté et de défendre ses idées qu’il aurait fait le saut en politique, pour la sécurité financière également.
Mais grâce à toutes ses implications dans le milieu artistique, dans la Chambre des communes, il a été, dans les dernières années, un candidat idéal pour être en opposition à certaines politiques du gouvernement de Harper et de Trudeau, surtout lors de la saga du dossier Netflix.
« Au niveau parlementaire, la personne qui s’est opposée à Mélanie Joly, c’est moi. La personne qui a challengé le gouvernement sur son inaction par rapport aux géants du web, c’est moi », a-t-il indiqué fièrement.
Dans sa communauté
Dans les dernières années, à Longueuil, Pierre Nantel « a été très actif localement à militer fort pour qu’on tienne compte du fait que 37% des jeunes de moins de 18 ans dans la ville de Longueuil vivent sous le seuil de la pauvreté. » Ce qui l’a amené à s’impliquer beaucoup dans le quartier Sacré-Cœur et dans des organismes qui viennent en aide aux personnes défavorisées à Longueuil.
Lors d’un prochain mandat, Pierre Nantel voudrait continuer à soutenir les gens qui vivent dans la misère, dans sa circonscription, en leur facilitant l’accès aux berges du Saint-Laurent. Il croit que ces personnes-là ont réellement besoin d’un accès facile à un lieu qui pourrait les apaiser.
Il voudrait également continuer à promouvoir les activités de l’École nationale d’aérotechnique, une fierté à Longueuil, selon lui, et il voudrait réduire, pour tous, le tarif de transport de la Rive-Sud à Montréal en transport en commun.