Simon Marcil, le citoyen type de Mirabel

Mirabel oct. 09, 2019
La candidature de Simon Marcil dans Mirabel n’a fait aucune surprise. L’un des plus jeunes députés élus lors des élections de 2015, se représente pour le Bloc Québécois alors qu’il tente de sécuriser un deuxième mandat.
Simon Marcil, maintenant âgé de 34 ans, se présente dans la circonscription où il y a le plus grand ratio de familles qui est venu s’établir dans les dix dernières années au Québec « Je suis exactement le citoyen type de mon compté. Je suis dans la mi-trentaine, j’ai une maison en banlieue, des chiens et des chars ». La politique où défendre les intérêts d’autrui ce n’est pas nouveau pour ce citoyen averti. « J’avais 17 ans, je travaillais dans une épicerie et je voulais [ la ] syndiquer ». Puis de fil en aiguille, il est devenu représentant syndical chez Hydro-Québec alors âgé de seulement 22 ans.
La pancarte officielle de Simon Marcil dans Mirabel

Premier pas en politique

La première affiliation politique de Simon, c’était au Parti Québécois, alors qu’il est devenu membre en 2005. Il explique qu’il était que membre et donc ne s'impliquait pas vraiment dans les activités du Parti. Mais c’est le 2 mai 2011, jour des élections fédérales qu’il s’est convaincu de son devoir de faire de la politique. Cette soirée à marqué la chute du Bloc au Québec alors que ce dernier passait de 49 sièges à seulement 4. La vague orange du NPD qui avait frappé le Québec et la fin de la grossesse de son amoureuse l’ont motivé à s’impliquer lui-même en politique. On ne pourra pas laisser ça comme ça, dit-t'il, il va falloir quelqu’un pour rebâtir le Bloc.

« Qu’est qui donnerait un monde meilleur à mes enfants ? C’est de leur donner un pays », ajoute le député du Bloc.

Par contre, ses premiers pas en politique n’était pas avec le Bloc, ni avec le Parti Québécois, mais bien avec Option nationale en 2012. « J’ai fait la campagne comme candidat [d’Option National] parce que je voulais essayer. J’étais plus jeune, les enfants étaient petits alors ma blonde et moi, on s’est dit : on va essayer ça ». Il obtient seulement 0,94 % des voies dans la circonscription de Labelle.

Introduction au Bloc

C’est en allant régulièrement aux conseils de ville de Mirabel qu’il rencontra un conseiller municipal du nom de Pierre-Paul Meloche. À la suite de quelque discussion, le conseiller lui a demandé pourquoi la politique intéressait autant Simon Marcil, lui qui était l’un des seul citoyens présent aux rencontres « avant que ça devienne la mode de couvrir la politique municipale », c’est alors que la réponse de Simon allait changer son parcours. « Moi, j’aime la politique, mais ce qui m’intéresse le plus, c’est de sortir la députée du NPD [Mylène Freeman] ». Et lorsqu’il lui demanda pour quel parti, il répondit : « Pour le Bloc, c’est sûr ! Pour qui veux-tu que ça soit d’autre! ». Heureux hasard ou simple coïncidence, Pierre-Paul Meloche avait travaillé 18 ans auparavant pour les candidats du Bloc et était sur le conseil exécutif du Bloc Québécois. Il a invité Simon à se joindre à l'exécutif ce qu’il a fait et Pierre-Paul lui a ouvert les premières portes, mais « ensuite, je les ai ouvertes [les portes restantes] à coups de pied ». Celui qu’il a qualifié de mentor, est décédé le 21 novembre dernier et travaillait toujours pour Simon Marcil jusqu’à sa mort.
Boulevard Saint Anne à Saint-Anne-des-Plaines, dans la circonscription de Mirabel

Mirabel « entre deux mondes »

Ce qui fait le charme de Mirabel , c’est « le mix entre la ruralité et l’urbanité ». « Le territoire est 80 % rural », mais est situé tout près de plusieurs grands axes routiers et de villes ayant une plus dense population comme Saint-Jérôme ou Sainte-Thérèse. De plus, Mirabel et Saint-Colomban sont les deux villes avec la plus grosse poussée démographique au Québec, toutes deux faisant partie de cette circonscription familiale. La moyenne d’âge des citoyens de la circonscription est de 37 ans, ce qui fait de Mirabel, un endroit jeune. Une des images de commerce pour la circonscription, c’est le port aéronautique qui est le troisième plus grand au Canada. Ce secteur, « ce sont grosso modo 5 000 jobs ». Mais il tient à rappeler que le secteur n’est pas unidimensionnel au niveau de l’économie et que le secteur tertiaire et primaire avec l’agriculture font de Mirabel une circonscription variée que Simon Marcil n'a guère peur de protéger
Simon Marcil, à gauche, qui rencontre le journaliste Justin Vézina, à droite

Justin Vézina

Journaliste couvrant la circonscription de Mirabel