Défendre la culture et l'environnement, pierre angulaire de Nantel
Par Jean-Michel Clermont-Goulet
Pierre Nantel a plus d’une corde à son arc. Impliqué dans l’industrie culturelle québécoise durant près de 30 ans, il se présente maintenant pour un troisième mandat dans Longueuil–Saint-Hubert. Passant de l’orange au vert, tout en ayant une pensée bleue indépendantiste, l’homme politique se veut défenseur de la culture d’ici et de l’environnement. Portrait.
C’est en 2011, lors de la « vague orange », que le Longueuillois d’adoption a décidé de se lancer en politique. À l’époque, il s’était présenté sous la bannière néo-démocrate menée par le charismatique Jack Layton. Dès cet instant, tout était clair : il voulait représenter sa communauté avec « fierté » et défendre les « intérêts culturels et environnementaux » du Québec à la Chambre des communes.
« J’ai insisté, à l’époque pour avoir l’investiture de mon comté , lance d’emblée Pierre Nantel dans son local électoral de la rue Saint-Charles, dans le Vieux-Longueuil. La communauté que je veux représenter est typiquement nationaliste et s’intéresse à notre culture et notre patrimoine. »
Ses années au NPD
Il est d’ailleurs à l’origine de « La ligne de parti Québec » au sein du Nouveau Parti démocratique (NPD) , insitant pour une présence parlementaire différente pour le Québec.
« Je me suis grandement battu au NPD pour que le Québec soit interpellé de façon distinctive et que les intérêts de la province soient défendus de manière distinctive , confie le Campivallensien d’origine. Je me suis levé avec le Bloc [québécois] sur l’interculturalisme, avec les conservateurs sur la motion d’impôt unique, alors que mes collègues restaient assis. »
Il a entre autres été nommé porte-parole du NPD en matière de Culture et de Patrimoine ainsi que pour l’Électrification des transports.
Réélu en 2015 avec quelque 700 voix de différences de son adversaire libéral, Pierre Nantel a livré une incessante bataille pour que les géants du web, comme, Netflix , Facebook et Google , soient taxés pour des services offerts au Canada.
« Il y a beaucoup d’enjeux de très haute incidence sur la distinction du Québec qui sont entre les mains du fédéral , dit-il, affirmant que ce genre de pouvoir devrait être redistribué à la province. Quand on reconnait que le Québec est une nation, il faut que ce soit plus que des mots. C’est un fait. »